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La justice à la sauce des riches

Source : | 28 février 2013 |  Actualité | 11548 views

Des cas de fils de familles aisées et influentes qui retrouvent leur liberté sans être ennuyé par la justice et ce  malgré la gravité de leur acte ; sont indénombrables.

Certains de ces cas méritent qu’on s’y attarde un peu plus.

Revenons deux mois et demi en arrière. Un matin à 5 heures,  une ‘Jaguar’ arrivant à une vitesse folle percute violemment une ‘Golf’, pour en faire un bloc métallique.

Dans la ‘Golf’ se trouvait 3 personnes en direction de l’aéroport ; Une mère, sa fille et son fils qui devait prendre un vol pour les États-Unis où il réside. La brutalité du choc était telle, que ne survivra à l’accident que le fils. La mère et sa fille perdront la vie sur les lieux de l’accident.

Une police corrompue se rend sur les lieux et dresse un procès verbal. Les deux victimes auront pour accueil le cimetière. Le fils comateux, est reçu en soin intensifs. Le conducteur de la jaguar âgé tout juste de 19ans est relaxé, il peut rentrer se coucher tranquillement après sa folle nuit blanche.

La famille des victimes est en deuil et se sent les mains liées face à ces événements qui la dépassent. Le responsable de ce tragique accident est issu d’une famille fort aisée et influente au Maroc. Ils ont la main longue au niveau des tribunaux, de la sureté nationale… tout leur est permis et octroyé.   Le procès maquillé de ce jeune conducteur étant donc loin de reflétait les faits avec véracité.

Un des membres du gouvernement et proche de la famille des victimes ayant eu vent de l’affaire, s’assurera que la loi se fera appliquée proprement. C’est seulement à partir de ce moment, que le procès verbal a été corrigé, le responsable poursuivi et arrêté suite à son implication désormais incontestable dans cet acte criminel ayant causé le décès de deux personnes et laissant la troisième entre la vie et la mort.

Seule moyen de pression de la famille du coupable, faire en sorte que la famille des victimes renonce aux poursuites. Le père du responsable, en présence d’un des juges (fidèle du club de football anciennement présidé par le père) à offert 500 millions de centimes. La famille ayant refusé d’accepter le prix du sang ; cette offre est passée à un milliard de centimes accompagnée d’une proposition de fonder une institution au nom des défuntes. Il était inconcevable pour cette riche famille de voir leur fils séjourner à Oukacha.

Tandis que le dernier survivant de l’accident  se réveille du coma, il est clairement inconcevable de négocier un prix pour compenser la mort de sa mère et sa sœur. La loi sera appliquée et le jeune conducteur jugé. Il devra répondre de ses actes devant la loi, écopé de la peine de prison et sanctions (retrait du permis à vie.. ) prévues par la loi et le code de la route.

La famille de l’accusé reste en quête d’un octroi de liberté provisoire pour leur fils, même si sa libération auprès de la chambre correctionnelle et auprès de la cours d’appel lui a été refusée. C’est la qu’entre en jeu, le juge ami de la famille de l’accusé. Ce dernier, fort de son pouvoir, accorde la liberté provisoire au coupable lors de la seconde audience. Ce même juge a refusé toute gentillesse pour les trois cas similaires reçus pour demande de liberté provisoire, et ce dans le la même journée.  Le fils quitte alors pompeusement sa cellule pour retrouver un foyer luxueux, seul le passeport lui a été retiré.

Pour la famille des victimes, cette libération provisoire accordée par ce juge sympathisant à la famille du coupable est tout simplement une insulte et un coup dur à encaisser. Ayant porte plainte pour conflit d’intérêt et diffamation, la famille des victimes garde espoir que la loi pourra se faire appliquer proprement.  En effet, ce juge été bel et bien présent lors des funérailles et a même joué le rôle de médiateur. Il a proposé au nom de la famille du coupable un accord d’un milliard de centimes pour que les victimes renoncent aux poursuites.

Croyez-le ou non, ce juge avait pour seule défense que sa présence aux funérailles n’était que réponse à son devoir de musulman. Ce juge se déplacerait alors pour présenter ses condoléances aux nombreuses familles endeuillées de la ville Casablanca !?

Le conseil supérieur de magistrature décide tout simplement la mise à pied immédiate du juge, l’affaire lui sera retirée et un autre juge que l’on espère cette fois impartial sera nommé sur ce dossier.

Au jour d’aujourd’hui, l’accusé libre passe des jours heureux, son dossier traîne et traînera jusqu’à être jeté aux oubliettes tandis que la famille des victimes espère que justice soit faite.

Des histoires comme celle-ci sont très nombreuses et souvent les cas se ressemblent. Personne n’est l’abri des caprices des fils gâtés de ce pays ; une douloureuse réalité marocaine.

A quand le jour où l’on arrêtera de forcer la main de la justice. Laissant la loi s’appliquer de manière juste et équitable sans tenir compte du statut social et du pouvoir des familles concernées … Un séjour en prison est parfois un mal nécessaire.

C’est la triste histoire de la justice dans notre pays. Etre riche et influent est une garantie pérenne pour éviter la case prison. A croire qu’il existe une justice pour les riches et une justice pour les pauvres.


commentaires “La justice à la sauce des riches”
  1. moul had l moussiba rah oueld l’ancien president dial wydad



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