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Genève IILe sort de Bachar Al Assad continue à fâcher

Source : | 23 janvier 2014 |  Actualité, Politique | 278 views

La conférence de Genève II a commencé sous de mauvais auspices. Pour leur première rencontre depuis le début du conflit en mars 2011, le régime de Damas et l’opposition ont échangé des propos acerbes, tranchant avec le ton optimiste du discours d’ouverture de Ban Ki-moon. Le secrétaire général de l’ONU estimait que cette rencontre était synonyme d’«espoir» pour le peuple syrien. Entre les accusations de «traitrise» et d’agissements «à la solde de pays étrangers» et les dépassements de temps de parole dévolu au régime de Bachar El Assad, Ban Ki-moon a lui-même failli perdre son sang froid. «Vous vivez à New York et moi je vis en Syrie, j’ai le droit de donner la version syrienne ici devant ce forum», lui avait rétorqué Walid Mouallem, chef de la diplomatie syrienne, déclenchant la colère du patron de l’ONU qui tenait à l’égalité du temps de parole entre les deux parties. Ban Ki-moon a déclaré que l’intervention du régime officiel sortait du cadre de «l’atmosphère constructive» espéré.
La tension est également vite montée avec les Américains sur le sort de Bachar Al Assad. Dans son discours introductif, John Kerry, secrétaire d’Etat, a tout de suite déclaré qu’«il est impossible, inimaginable, que cet homme qui a mené une telle violence contre son propre peuple puisse conserver la légitimité pour gouverner». Ce à quoi Walid Mouallem a tout de suite répliqué que «personne au monde n’a le droit de conférer ou de retirer la légitimité à un président, sauf les Syriens eux-mêmes». 
Les puissances qui s’opposent en arrière plan de cette guerre meurtrière ne se sont pas mieux tenues entre elles. Moscou et Washington (appuyée notamment par Paris et Londres) ont étalé leurs divergences sur l’interprétation du communiqué de la conférence de Genève I du 30 mars 2012. La Russie estime avoir signé pour un gouvernement transitoire, mais pas pour en écarter systématiquement Bachar El Assad. Pour rappel, c’est sur la base de ce clivage que l’Iran a été écarté de la conférence de Genève II, à 24 heures de l’ouverture.
Au total, les divergences rapportées entre la quarantaine de représentants de pays et de gouvernements ont été nombreuses. Mais pas de turbulences connues à l’actif de la délégation marocaine, menée par Salaheddine Mezouar, ministre des Affaires étrangères, qui participe à la conférence. Les chances de sortir avec quelques avancées sont très minces, mais les diplomates veulent rester optimistes. Sur les sept à dix jours que devrait durer cette rencontre, l’essentiel des négociations est attendu en coulisse, à l’abri des  regards et des oreilles curieuses. L’agenda de Lakhdar Ibrahimi, envoyé spécial Syrie de la Ligue arabe, sera chargé des rencontres «hors caméra».

Rime AIT EL HAJ


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