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Syrie: Une partie à trois qui risque de mal tourner

Source : | 15 novembre 2013 |  Politique | 299 views

L’alliance franco-américaine a beau se féliciter de la décision de la Coalition d’opposition de participer à la conférence de Genève 2.
Une rencontre plus que jamais compromise. Et pour cause, l’une des principales conditions imposées par l’Armée syrienne libre (ASL) était  «le départ des combattants du Hezbollah (mouvement chiite libanais) et des groupes irakiens et iraniens du territoire syrien» (voir L’Economiste n°4150 du 11 novembre 2013). Hassan Nasrallah, chef du Hezbollah, aux rares interventions médiatiques, vient de trancher dans le lard jeudi 14 novembre, en rejetant toute possibilité de retrait. Cet allié indéfectible de Bachar Al Assad explique que la présence des combattants de son parti en Syrie est animée par l’objectif commun de lutter contre Israël. «Tant que cette raison existe, notre présence là-bas est justifiée».
S’exprimant devant des dizaines de milliers de chiites libanais qui ont répondu présent à l’appel du parti pour fêter la fête religieuse de l’Achoura, il a déclaré que cette position n’est pas négociable, et encore moins «pour une poignée de portefeuilles».
Pour rappel, le Liban est sans gouvernement depuis 7 mois en raison des divergences entre pro et anti-Bachar, et les choses ne semblent pas près de s’améliorer. «Ceux qui parlent de notre retrait de Syrie comme condition pour former un gouvernement au Liban savent bien qu’il s’agit d’un projet irréalisable», martèle Hassan Nasrallah.
Pendant que les chiites (Bachar/Hezbollah) et les sunnites (ASL/Djihadistes) sont encore au stade du bras de fer pour le pouvoir, les Kurdes du nord-est de la Syrie sont passés à l’action. Ils ont annoncé plus tôt dans la semaine la formation d’une «administration civile transitoire pour la région du Kurdistan-Occidental/Syrie». Cette région kurde est divisée en trois zones, chacune dotée d’une assemblée locale et de représentants dans leur principal organe régional. Les élections locales et générales sont en cours de préparation mais la viabilité de cette formation reste en suspens.
Certes, les zones syriennes kurdes sont administrées par des conseils locaux depuis que le régime de Damas a décidé de s’en retirer en 2012, pour éviter une alliance kurdo-sunnite. Pour autant, cette nouvelle administration n’a pas reçu l’aval de plusieurs groupes importants, dont le Conseil national kurde (KNC), qui inclut un large éventail de partis kurdes. Pour l’instant, elle est composée du puissant Parti de l’union démocratique (PYD) et de plusieurs autres petites formations. D’autant plus que l’opposition, déjà minée par le refus du Hezbollah de retirer ses combattants, risque de prendre cette décision comme une nouvelle «agression» contre sa «légitimité».

Rime AIT EL HAJ


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