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La diplomatie israélienne s’essaye à l’équilibrisme

Source : | 14 novembre 2013 |  Actualité, Politique | 440 views

Une première pour Israël. Le Premier ministre Benyamin Netanyahu a fait un pas en arrière, après l’annonce controversée de la construction de 20.000 nouveaux logements en Cisjordanie occupée. Désavouant publiquement son ministre du Logement Uri Ariel, Netanyahu a annoncé le gel de ce projet de colonisation. Mais attention à ne pas se leurrer. Ce n’est pas tant l’idée de nouvelles constructions qui lui pose problème, mais le timing choisi pour prendre cette décision. Le Premier ministre explique qu’en plus de risquer de faire capoter les accords de paix avec la Palestine et de «provoquer» ainsi la colère des Etats-Unis, cette expansion colonialiste  «engendre une confrontation non nécessaire avec la communauté internationale au moment où Israël s’efforce de persuader des membres de cette même communauté à parvenir à un meilleur accord avec l’Iran».
C’est un effet collatéral inattendu des négociations sur le programme nucléaire iranien. Yaacov Peri, ministre des Sciences, renforce cette idée en expliquant que son pays vit «des jours ultrasensibles». Il se range du côté de son Premier ministre, malgré l’impact qu’un pas en arrière peut avoir sur les esprits parmi l’électorat le plus radical. Et pour cause: un accord américano-iranien concernant le nucléaire pourrait chambouler la région. L’ennemi numéro 1 d’Israël poursuivra son programme nucléaire, et son économie pourra respirer au lendemain de la levée des sanctions économiques promise. Tous les efforts consentis par Téhéran pour prouver l’objectif pacifiste de son projet nucléaire ne semblent pas rassurer Tel Aviv, qui a décidé de lutter contre ce «scénario catastrophe» de toutes ses forces. Des voix en Israël sont allées jusqu’à déclarer que Tel Aviv fera même pression sur les congressistes pour qu’ils votent contre si cela est nécessaire. Une réaction extrême qui a provoqué l’hilarité de la gauche. Le quotidien Haaretz ironisait sur cette offensive diplomatique, hier mercredi 13 novembre. «Aucun doute, le temps est venu d’occuper Washington. Il est le véritable ennemi qui mène le monde au précipice et menace l’existence d’Israël», écrivait l’éditorialiste Zvi Bar’el. De son côté, le New Times reprochait à Benyamin Netanyahu son opposition «hystérique» aux efforts des puissances occidentales pour sceller un accord avec le régime iranien. Une opposition à laquelle la France s’est déjà ralliée, dans des conditions qui restent discutables. Le quotidien Le Monde estime qu’il s’agit du fruit de la colère de la diplomatie française, qui découvre qu’elle a été laissée sur la sellette tandis que les «vraies» négociations se tenaient en secret entre l’Iran et les Etats-Unis depuis plus de 6 mois. D’autres estiment que Paris a tout bonnement succombé aux pressions de Tel Aviv. Tout cela advient au lendemain de la reprise des fonctions de ministre des Affaires étrangères par l’ultranationaliste Avigdor Lieberman, le mardi 11 novembre. Un personnage «haut en couleur», qui ne croit pas en la possibilité d’un accord avec les Palestiniens, et estime que Mahmoud Abbas est un «terroriste diplomatique». Pour le moment, il tente de calmer le jeu pour rester sous les bons auspices de John Kerry.  Pour le moment.

Rime AIT EL HAJ


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