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John Kerry, pompier du Proche-Orient

Source : | 8 novembre 2013 |  Actualité, Politique | 468 views

John Kerry, secrétaire d’Etat américain, a profité de sa tournée au Proche-Orient et au golfe persique pour tenter de sauver les vestiges du processus de paix israélo-palestinien. Lors de sa rencontre avec le roi Abdallah II à Amman – élément clé dans les pourparlers le jeudi 7 novembre, «certains points» ont été éclaircis, notamment en ce qui concerne le problème épineux de la colonisation qui risque de faire échouer tout le processus. Une réunion qui donne le la de la première étape dans le nouveau round de négociations, qui vise surtout à maintenir un dialogue qui avance sur le fil d’un rasoir.
Ainsi, malgré quelque vingt réunions en trois mois, le processus de paix pourrait bien tomber à l’eau, tout comme en 2010, en raison de l’extension des colonies décidée par Israël. Les appels d’offres pour la construction de quelque 2.000 logements en Cisjordanie occupée et à Jérusalem-Est annexée ont mis le feu aux poudres, la Palestine revendiquant à partir l’impossibilité de «poursuivre les négociations sous cette offensive sans précédent dans les colonies».
Le timing choisi par Israël pour cette annonce  laisse perplexe. L’Etat hébreu tente-t-il par là de faire échouer des négociations où il risquerait de perdre du terrain ? Ou tente-t-il d’imposer un peu plus l’idée de sa légitimité en la plaçant au-dessus du principe même de négociations? Quoi qu’il en soit, cette fois, le fidèle allié américain ne suit pas. Publiquement du moins, les Etats-Unis déclarent que cette expansion territoriale n’est pas légale, et ne correspond pas à un accord préalable tripartite comme voulait le laisser entendre Tel Aviv. John Kerry a même souligné qu’«à aucun moment les Palestiniens n’ont de quelque manière que ce soit consenti lors de la reprise des pourparlers à entériner ou accepter la colonisation».
Un positionnement étonnant, et des efforts de paix notables, quoique surprenants. En effet, l’implication des Etats-Unis dans l’affaire et l’idée même de cette tournée prouvent que le pays n’a pas pu prendre le virage voulu par Barack Obama en reprenant les rênes du pays, à savoir se recentrer plus vers l’Asie, en étant moins absorbé par le Proche-Orient.
Avant la Jordanie, John Kerry a commencé sa virée diplomatique par un passage éclair en Egypte, pour «réaffirmer la volonté de son pays de travailler avec le nouveau pouvoir». Un pouvoir controversé, souvent taxé de «putschiste», et une visite qui a précédé de très peu la déclaration de l’ajournement du procès de l’ancien président en place, Mohamed Morsi.
Ensuite, le tour était à l’Arabie saoudite, qu’il fallait «caresser dans le sens du poil» pour mettre fin à sa bouderie. Et pour cause,  Riyad n’apprécie pas les nouvelles relations américano-iraniennes, ainsi que le tournant qu’a pris le dossier syrien, et elle tient à le montrer. Mais Washington ne peut se permettre de perdre un tel allié dans la région.

Rime AIT EL HAJ


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