Pour choisir cette version par défaut, cliquer sur: Français  | عربي  - English           
Articles Lis :

Politique de la villeBenkirane veut du concret

Source : | 28 juin 2012 |  Faits divers | 433 views

p6_228.jpg

Présentation en grande pompe de la vision de la gestion urbaine lors des premières Assises nationales de la politique de la ville organisées hier à Rabat. Cet événement a clôturé une série de rencontres de concertation menées par le ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme pour définir les contours d’un nouveau modèle urbain. L’objectif est de «réhabiliter les villes et en faire des espaces offrant les conditions d’une vie digne et de développement économique et social», a souligné le chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane. Selon lui,  «les cités traditionnelles du Maroc constituaient des espaces intégrées où les citoyens trouvaient des réponses à tous leurs besoins». Cependant, l’évolution qu’ont connue les villes du Maroc  a été entachée de défaillances ayant conduit à une série de problématiques que les gouvernements successifs n’ont pas su résoudre. Bidonvilles, criminalité… le diagnostic des maux des espaces urbains fait l’objet d’un consensus. En effet, «les villes souffrent d’un transfert du poids démographique du monde rural vers les zones urbaines», a noté Nabil Benabdallah, ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Politique de la ville. Ce poids est passé de 8% de la population vivant dans les villes au début du 20e siècle, à 62% en 2012, et devra atteindre 70% en 2020. Aujourd’hui, près de 18 millions d’habitants sont répartis sur 350 villes et centres urbains à travers le Royaume. L’interaction entre les villes et les campagnes constitue l’un des principaux enjeux à relever pour réussir cette nouvelle expérience. Car, sans mise à niveau des zones rurales et une stratégie de développement socioéconomique, la politique de la ville ne pourra pas atteindre les objectifs escomptés. Cette situation résulte d’un «faux départ qui a conduit à une crise urbaine», a souligné de son côté Mohamed Ouzzine, ministre de la Jeunesse et des Sports. Aujourd’hui, «il est important de déterminer la conception urbaine que nous souhaitons instaurer, mais aussi le modèle de citoyen qui devra vivre dans ces cités d’ici une vingtaine d’années», a suggéré Mohamed Benaïssa, ex-ministre des Affaires étrangères, président du Forum d’Asilah. «Il est temps de dépasser cette situation défaillante», a estimé Benkirane, qui a souligné que «cela constitue l’une des principales priorités du programme gouvernemental». Il a assuré qu’il «n’épargnera aucun effort pour que cette stratégie aboutisse». Cette volonté politique exprimée par le chef du gouvernement est nécessaire pour opérationnaliser les principes directeurs de la politique de la ville. Car, sa mise en œuvre nécessite l’implication d’une série d’intervenants de différents ministères et administrations. La pertinence de leur intervention est tributaire d’une volonté de travail en commun pour la réalisation des objectifs escomptés. Benkirane en est conscient. Il a précisé que «sans la coopération des différents intervenants, mais aussi des acteurs de la société civile, le résultat sera en-deçà des espérances».   Ainsi, «les collectivités locales sont un partenaire essentiel pour la concrétisation des objectifs de la politique de la ville. Le ministère de l’Intérieur a un rôle important pour garantir la réussite de cette stratégie, grâce notamment à ses services territoriaux», a avancé Benabdallah.
Globalement, les Assises nationales de la politique de la ville ont constitué une occasion pour débattre des principes fondateurs du référentiel élaboré par les services de Benabdallah, à l’issue du programme de concertation avec les différents départements gouvernementaux, les opérateurs économiques, les élus, la société civile ainsi que les citoyens. Néanmoins, «il faut que cette étape soit suivie par des mesures concrètes», a précisé Benkirane, qui a tenu à rappeler que «la nouvelle conception de la politique de la ville est une idée qui émane du président du Conseil de la présidence du PPS, Ismaïl Alaoui. Le ministre à l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Politique de la ville, SG de ce parti, semble s’inscrire dans la même logique. «Nous devons provoquer un changement concret permettant aux citoyens de profiter de la nouvelle génération de droits constitutionnels», a-t-il noté. D’ailleurs, Benabdallah avait demandé, lors des rencontres qui ont précédé les Assises, d’«accélérer le processus de définition du référentiel de la politique de la ville pour lancer des expériences pilotes dans les villes où les conditions s’y prêtent».

M. A. M.


Pas de commentaires pour cet article “Politique de la villeBenkirane veut du concret”

Laissez un commentaire









Les opinions exprimées dans les commentaires reflètent l'opinion de leurs propriétaires et non pas l'opinion de MarocPress.com

 Recommander ce contenu sur Google  

Maroc Press TV

Annonce

Articles Populaires

Insolites


Plus ...

Journaux



achnooAufait MarocAujourd'hui Le MarocJeune AfriqueL'EconomisteL'opinionLa MarocaineLa Nouvelle TribuneLa Vie EcoLe MatinLe soir echosLiberationMaroc-HebdoMarocPress.comMenara