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Parlement: Benkirane devant les députés ce vendredi

Source : | 28 juin 2012 |  Actualité, Politique | 453 views

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LE Chef du Gouvernement se présente demain vendredi devant la Chambre des députés. L’ordre du jour de ce rendez-vous constitutionnel comporte deux points. Le premier est axé sur l’environnement des investissements (état des lieux et perspectives), le deuxième sur les prix et le pouvoir d’achat des citoyens. La question est de savoir si cette prestation fera oublier l’affaire des primes des Finances? D’autant que ses derniers rebondissements ont écorné de nouveau l’image de la majorité. D’ailleurs, le secrétariat général du PJD, réuni lundi soir, a critiqué le communiqué du ministre de l’Intérieur qui avait demandé à son collègue de la Justice d’ouvrir une enquête sur les déclarations du député Abdelaziz Aftati. Ils reprochent à Mohand Laenser de n’avoir pas consulté le Chef de gouvernement. Pour eux, cette initiative porte atteinte à la liberté d’expression, même s’ils  n’ont pas apprécié la sortie de leur camarade Abdelaziz Aftati sur «les services». Le député d’Oujda avait mis en garde «les fameux services» de continuer à collaborer avec l’ancien ministre des Finances Salaheddine Mezouar. L’Intérieur veut que le député clarifie ce qu’il entend par «services», sachant que ce terme est souvent utilisé pour désigner les services de sécurité. Le député devra également s’expliquer sur les «dossiers plus embarrassants» qu’il prétend détenir.
La tournure prise par ce dossier embarrasse le gouvernement, sachant que Mustapha Ramid est, comme Abdelaziz Aftati, membre du PJD. En plus de la sortie de Mohand Laenser, Nabil Benabddalah, patron du PPS, qui dispose de 4 portefeuilles ministériels, a exprimé sa désapprobation au sujet du comportement du parlementaire du PJD. En agissant ainsi, Abdelaziz Aftati a créé des difficultés supplémentaires à son parti et qui finiront par  impacter négativement la cohérence de la majorité. D’ailleurs, certains de ses dirigeants se demandent si leur allié le PJD n’est pas en train d’exécuter un jeu de rôles. Les uns protestent pour garder une prise sur la population tentée de leur tourner le dos après les mesures impopulaires. Les autres interviennent en pompiers pour éteindre le feu. Qu’importe, il faut reconnaître au PJD «l’exploit» d’avoir su détourner l’attention de l’opinion publique du sujet d’actualité qui était la hausse des prix des carburants. Le mécontentement exprimé par les citoyens a fini par  céder la place à un autre débat: les primes des Finances. Les discussions autour de ce thème semblent plus passionnantes auprès de la population. 

Mais attention, les députés, en choisissant les thèmes de la rencontre de vendredi, cherchent à mettre le chef du gouvernement devant ses responsabilités. Sur ces dossiers économiques, Benkirane n’est pas à l’aise.
Sur un autre plan, cette affaire démontre l’absence de discipline dans les rangs de la majorité. Le PJD comme l’USFP du temps du gouvernement d’alternance, agit comme s’il était toujours dans l’opposition. Il fait comme s’il ne réalisait pas qu’il est aux commandes des affaires publiques depuis le 29 novembre dernier, date de la nomination de Benkirane comme Chef de Gouvernement.
En tout cas, ce dossier vient confirmer que le Chef du Gouvernement agit comme s’il était seul maître à bord. Il ne consulte pas ses alliés de la majorité, même s’il avait signé la Charte politique à la veille de la formation du gouvernement. Dans les grandes décisions qui engagent la coalition, il ne prend pas l’avis ni de Abbès El Fassi, ni de Mohand Laenser, encore moins de Nabil Benabdallah. Visiblement, il n’en a cure. Sur la hausse des carburants, la publication de la liste des agréments ou les cahiers de charges de l’audiovisuel public, le Chef de Gouvernement a limité la concertation aux seuls ministres du PJD. D’ailleurs, les multiples doléances des patrons des partis, qui composent la majorité, pour discuter des dossiers au Conseil de Gouvernement avant de les rendre publics, sont restées des vœux pieux.
Fait très rare: Benkirane n’avait pas pris en compte l’engagement de son prédécesseur avec des groupes de diplômés chômeurs, via l’accord de juillet 2011. Il avait poussé l’affront au point de critiquer ouvertement sa gestion du dossier et en la présence de Abbès Al Fassi. Le patron de l’Istiqlal avait fini par quitter la salle, un quart d’heure après. Et cela devant une assistance composée d’hommes d’affaires au complexe de Skhirat.

Mohamed CHAOUI


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