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L’Occident refuse d’armer la rébellion syrienne

Source : | 29 mars 2013 |  Actualité, Politique | 332 views

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Armer la Coalition syrienne, ou s’arrêter à des aides financières et diplomatiques? Cette question continue à séparer l’Occident. A l’issue d’une rencontre entre John Kerry et Laurent Fabius, respectivement secrétaire d’Etat américain et ministre des Affaires étrangères français, il s’est avéré que Paris et Londres en sont encore à tenter de convaincre les autres pays européens de la nécessité d’une levée d’embargo. De nombreuses capitales de l’Union européenne s’accordent pourtant à juger que la fourniture d’armes aux rebelles syriens est encore trop dangereuse. Les Etats-Unis, eux, ont répondu par la négative à la demande d’Ahmed Moaz Al-Khatib, chef démissionnaire de la Coalition. Celui-ci espérait une extension du bouclier antimissile Patriote, placé par l’Otan le long de la frontière avec la Turquie, au nord de la Syrie. Le refus américain est justifié par la volonté du pays de ne pas s’impliquer militairement dans ce conflit. Al-Khatib s’est dit «surpris» par cette réaction, et clame «une volonté internationale pour que la révolution ne triomphe pas».
Pour autant, l’Onu n’a pas rechigné devant l’envoi d’équipements blindés sur le plateau du Golan, une zone de cessez-le-feu entre la Syrie et Israël, contrôlée par l’organisation onusienne depuis 1974. Le Conseil de sécurité estime que le régime de Damas est responsable de la sécurité des casques bleus qui y sont déployés. Par ailleurs, Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’Onu, a annoncé l’envoi d’une équipe de huit à dix enquêteurs pour élucider l’affaire de l’utilisation d’armes chimiques.
La plainte de Bachar El Assad contre la rébellion devrait être étudiée en premier, puisqu’elle a été enregistrée avant la contre-accusation de la Coalition. Les pays européens espèrent pourtant un traitement simultané des deux demandes. Mais pour l’instant, l’Onu n’a pas encore réussi à trouver un terrain d’entente avec le régime en place, quant à la délimitation des frontières des recherches. La seule certitude, c’est qu’aucun membre de l’équipe n’est originaire de l’un des pays qui possèdent un siège permanent au Conseil de sécurité, ni d’un pays arabe, pour éviter le parasitage politique de cette mission scientifique.

Rime AIT EL HAJ


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