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Mezouar au Club de L’Economiste«Le RNI prêt à entrer au gouvernement»

Source : | 28 mars 2013 |  Actualité, Politique | 353 views

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APRÈS les résultats décevants qu’il avait récoltés lors des élections législatives de 2011, le RNI avait choisi de camper dans l’opposition, pour préparer une alternative au projet sociétal proposé par le gouvernement conduit par le PJD. Néanmoins, «ce n’était pas un choix facile pour le parti, mais c’était une option vitale», a expliqué Salaheddine Mezouar, président du RNI, invité du Club de L’Economiste vendredi dernier. A l’instar d’autres partis comme l’USFP, ce passage du gouvernement au rang de l’opposition était une occasion pour le RNI de restructurer ses instances internes.  Néanmoins, «le rythme avec lequel nous avançons dans cette refonte n’est pas celui que j’avais souhaité», a noté Mezouar. En effet, celui-ci est attendu par les militants de sa formation sur plusieurs dossiers, qu’il avait lui-même fixés en tant que priorités, lors du dernier Congrès du RNI. En tête, cette question de restructuration interne.
L’objectif est de «consacrer la nouvelle orientation du parti qui veut avoir des positions de principe et non pas seulement une formation qui complète les majorités». Ensuite, il s’agissait aussi de «développer de nouveaux outils d’action de proximité avec les citoyens», a ajouté le président du RNI. Ses objectifs vont au-delà du territoire national puisqu’il considère qu’un «parti qui ne dispose pas d’ouverture à l’international ne peut pas ambitionner de conduire une majorité». Aujourd’hui, le parti réunit son Conseil national samedi prochain. Ses enjeux sont liés à l’adoption d’un règlement intérieur, et l’achèvement de la mise en œuvre des dispositions de la loi sur les partis politiques, notamment à travers l’élection de 5 commissions permanentes. A cela s’ajoute l’évaluation du contexte politique et social, surtout que le RNI n’a pas réussi à décrocher le moindre siège lors des dernières élections partielles. Néanmoins, Mezouar nuance l’importance de ce scrutin en estimant qu’il «ne constituait pas un enjeu pour le RNI et pour l’opposition, mais plutôt un test pour les partis de la majorité». Mieux, le patron du parti de la colombe parle même d’un «véritable bras de fer entre les composantes de la majorité». D’ailleurs, les symptômes des tiraillements de la majorité sont visibles, notamment à travers le mémorandum de l’Istiqlal, dont l’un des principaux points est le remaniement ministériel. Peut-on s’attendre à une intégration du RNI dans la nouvelle composition gouvernementale? Mezouar ne ferme pas totalement la porte, soulignant «qu’il est prêt à rejoindre le gouvernement si la situation du pays l’exige. Mais c’est une décision qui doit être prise par les instances du parti». Quoi qu’il en soit, Salaheddine Mezouar avance que son parti travaille sur les scénarios à l’horizon 2016.
Entre temps, son parti «va continuer à être vigilant sur certains dossiers comme la mise en place des lois organiques prévues par la Constitution». Néanmoins, les élections locales et régionales seront un véritable challenge pour cette formation, bien avant 2016. Mezouar a affirmé que son parti aborde cette question avec sérénité. Il a avancé que «les structures régionales planchent actuellement sur la préparation de ce dossier, en élaborant des plans d’action et des stratégies au niveau local».

Budget

DANS son chantier de refonte du parti, le RNI prévoit renforcer son organisation par la création de nouvelles structures. En tête la mise en place d’un bras syndical. «C’est important pour le parti d’avoir un appui syndical. C’est pour cela que nous avons signé un accord de principe dans ce sens, mais qui doit être validé par le Conseil national». Pour les structures féminines, Mezouar affirme qu’il privilégie leur développement au niveau régional, avant de passer à l’échelle nationale. Parallèlement, le parti entend adopter de nouveaux modes de communication. «Fini la période de la presse partisane», a noté Mezouar. Aujourd’hui, «nous voulons lancer des projets sur le web, car nous sommes conscients que l’enjeu est sur les réseaux sociaux». Globalement, le RNI fonctionne grâce à un budget qui varie entre 10 et 12 millions de DH, dont 6,7 millions provenant des participations des parlementaires et 2 millions des cotisations des membres. Le patron du parti de la colombe a fait savoir qu’il vient d’acquérir un terrain de 2.000 m² à Rabat pour la construction d’un nouveau siège. Une opération qui a coûté 6,4 millions de DH. Le siège actuel, situé à Hay riad, «sera reconverti pour d’autres projets».

M.A.M.


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