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Syrie: L’organisation des rebelles fragilisée

Source : | 26 mars 2013 |  Actualité, Politique | 348 views

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L’organisation de la rébellion Syrienne a encore du mal à s’imposer en tant que force politique souveraine. Entre la démission d’Ahmed Moaz al-Khatib, chef de l’opposition, et le désaveu de l’Armée syrienne libre (ASL) essuyé par Ghassan Hitto, nouveau «Premier ministre» de l’opposition, l’organisation a subi en fin de semaine derrière deux coups dont elle risque de garder les séquelles pendant un moment. Ahmed Moaz al-Khatib a justifié son départ par un besoin d’«œuvrer avec plus de liberté», selon ses propres propos. «J’ai fait une promesse à notre grand peuple que je démissionnerais si une ligne rouge était franchie. Aujourd’hui, j’honore ma promesse», déclare-t-il. Des membres de l’opposition mettent cette démission sur le compte de la désignation de Ghassan Hitto en tant que Premier ministre de l’opposition. Al-Khatib reprocherait «notamment au Qatar de vouloir contrôler l’opposition», et d’avoir imposé Hitto, qui est lui-même soutenu par les Frères musulmans. Pour autant, sa démission ne sera pas effective avant d’être acceptée par l’Assemblée. La Coalition invite son chef a retourner à son travail, et espère obtenir gain de cause. John Kerry, Secrétaire d’Etat américain, a tout autant déclaré son regret de voir Al-Khatib quitter la tête de la Coalition, et l’a aussi appelé à revenir sur sa décision. En attendant de prendre une décision, le chef démissionnaire a décidé de répondre présent au Sommet de la Ligue arabe qui se tient le 26 mars au Qatar. Il devra remplir le siège retiré au régime de Damas et accordé à l’opposition.
De son côté, l’ASL refuse de reconnaître Ghassan Hitto car «il n’a pas été choisi par consensus»… ou pour signifier son soutien à Moaz al-Khatib. Quoi qu’il en soit, selon le témoignage d’Abou Fouad, chef d’un groupe rebelle, cette démission ou celle même de toute la Coalition ne changera rien au cours des choses sur le terrain, car «ils n’ont rien pu faire pour les gens de l’intérieur du pays». C’est en termes de politique internationale que cette décision pèsera de tout son poids, éloignant l’opposition de la confiance qui lui est nécessaire pour une reconnaissance absolue. D’autant plus que cette confiance serait synonyme d’armements. Au final, c’est bien à Bachar El Assad que cette situation profite le mieux. Pour autant, Al-Khatib n’a pas pris des gants avec la communauté internationale, lui reprochant son manque d’action face à un régime «d’une brutalité sans précédent». Dans sa déclaration, il souligne que «toutes les destructions, la détention de dizaines de milliers de personnes, l’exil forcé de centaines de milliers, n’ont pas suffi à faire valoir le droit des Syriens à se défendre».
En plus d’illustrer des dissidences à l’intérieur de l’opposition, la démission d’Al-Khatib  peut aussi être l’indice d’une rivalité entre les forces de la région qui veulent tirer le meilleur parti du conflit syrien, à savoir le Qatar, qui appuie les Frères musulmans, et l’Arabie Saoudite, qui œuvre en collaboration avec les Etats-Unis.

Rime AIT EL HAJ


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