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Marrakech souhaite industrialiser sa culture

Source : | 7 mars 2013 |  Actualité | 608 views

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«Le patrimoine aura sa stratégie. Et à l’instar des plans sectoriels pour l’artisanat, le tourisme ou l’agriculture, celle-ci se tracera des objectifs bien précis et des moyens pour les réaliser». Les propos sont ceux d’Amine Sbihi, ministre de la Culture, invité à prendre part à une rencontre organisé par la CGEM Marrakech autour des industries culturelles dans la région.
Les acteurs de la région souhaiteraient faire de l’industrie culturelle un levier de développement économique.
Outre son patrimoine bâti historique, Marrakech occupe déjà les devants dans l’ensemble des filières culturelles avec une école de cinéma et des producteurs de renommée internationale qui sont installés dans la région, argumente Youssef Mouhy, président de la CGEM. Idem pour la filière édition ou l’artisanat d’art. Mais pour transformer ces acquis en un levier économique, il faut un accompagnement stratégique, estiment les acteurs locaux.
Sbihi n’est pas contre. Son département a élaboré, à travers un processus de concertation, un plan intitulé «patrimoine 2020» avec un ensemble d’objectifs à atteindre en partenariat avec les institutions et acteurs en relation avec le patrimoine national. Cette stratégie en cours d’élaboration devra ouvrir de grands chantiers dont la préservation, l’augmentation du nombre de visiteurs, la formation avec des mini-plans pour chaque ville; et Marrakech devrait être un grand laboratoire. D’ores et déjà, des sites ont été identifiés comme Al Bahia, Dar el Bacha, Agmat et les jardins de l’Agdal. La mise en valeur de ces sites peut avoir des impacts importants pour le tourisme. En effet, confirment les professionnels du tourisme, le volet culturel est une des premières raisons qui poussent les consommateurs au voyage. Et sur le terrain, 15% de la plus-value est liée au culturel et au patrimoine. Outre une valorisation du patrimoine actuel, les acteurs économiques souhaitent un accompagnement pour les projets culturels avec des précisions au niveau fiscal. «Le cadre fiscal reste imprécis en matière d’entreprises d’animation. Quelles sont les frontières entre le touristique et le culturel dans la nomenclature fiscale?» s’interroge Jalil Benabbès Taarji, opérateur touristique et porteur d’un projet inédit à Marrakech. Le promoteur a en projet un parc miniature des principaux monuments du Maroc sur une superficie de 2 à 4 hectares. Selon l’emplacement du foncier – en négociation –, il pourrait attirer entre 200 et 600.000 visiteurs. Et d’après Taarji, ce projet pourrait rallonger la durée de séjour de un quart à une demi-journée par voyage.
En attendant la sortie de terres des stratégies et des projets portés par le privé, la ville va dédier 2013 au patrimoine culturel avec des projets de restauration. Une partie sera consacrée aux jardins historiques de la médina.

De notre correspondante, Badra BERRISSOULE


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