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Oued Fès golf cityPourquoi le projet ne décolle pas

Source : | 4 mars 2013 |  Actualité | 749 views

Huit ans après son lancement, le projet Oued Fès Golf City piétine toujours. Pourtant, de gros moyens avaient été mobilisés pour l’aboutissement de ce projet, qui avait été conclu, rappelons le, en marge de la signature de l’accord d’application du PDRT, en novembre 2005. C’était Medz qui avait pris en charge la réalisation de l’Unité d’aménagement touristique (UAT) sur le site d’Oued Fès. S’étalant sur un terrain communal d’une superficie de 166 hectares, le site jouit d’un emplacement idéal, au centre de la ville. Il devait accueillir, entre autres, un hôtel 5* luxe, un 4* business et un 3* premium, en  plus de villas et de résidences touristiques. Ces projets totalisaient une capacité de près de 1.700 lits, au lieu des 1.000 lits prévus dans l’accord cadre relatif à l’UAT (soit presque 70% de plus). La filière de CDG avait mis en place une filiale dédiée, la Société Oued Fès SA, en charge de la commercialisation et de la gestion d’Oued Fès Golf City.
Aujourd’hui le projet est à mi-chemin. «Les travaux d’infrastructures ont été achevés entre 2006 et 2011, le site viabilisé, et les voiries et assainissement (réseau primaire) sur 100 ha et les réseaux télécoms, eau potable, électricité sont opérationnels», argumente Medz. Et de poursuivre:«nous avons aussi construit le golf, sur 73 ha, y compris les lacs sur 25 ha. A noter que les 9 premiers sont opérationnels depuis mai 2012, les 18 trous sont opérationnels depuis novembre 2012».  En revanche, la concrétisation de la composante hôtelière tarde à voir le jour. Aucun des trois hôtels promis n’a encore vu le jour. Idem pour les villas et les résidences immobilières de promotion touristique. Pour ces deux dernières composantes, Medz n’avait promis que des lots de terrain. Dans un document adressé à L’Economiste, Medz affirme qu’elle «n’a ménagé aucun effort pour faire connaître son offre au niveau du projet Oued Fès Golf City». Parmi les actions entreprises figurent le démarchage des opérateurs gestionnaires et celui des investisseurs développeurs. Pour le premier volet, Medz dit avoir traité «avec des gestionnaires de renom comme Banyan Tree, Four Seasons, Jumeira, Mariott, Louvres hôtels, etc.». Mais, en vain. L’échec commercial était au rendez-vous aussi lors du «lancement d’un appel à manifestation d’intérêt international pour la commercialisation des lots hôteliers, sur différents supports de la presse écrite en mars 2012, l’organisation, en avril 2012 à Casablanca, d’un petit-déjeuner débat pour présenter les opportunités d’investissement aux professionnels hôteliers, les salons de Global City Scape à Dubaï en octobre 2012, le Russia Hotel investment Conference à Moscou en octobre 2012, ou encore lors du World Travel Market à Londres en novembre 2012».  Pour les dirigeants de Medz, les difficultés rencontrées pour la commercialisation de la composante touristique concernent uniquement la partie investissement. «Ceci s’explique essentiellement par le contexte de crise au niveau mondial, et par la crise du secteur touristique au niveau local: taux d’occupation faible (30%), durée moyenne de séjour faible (1,5), annulation de certains vols reliant les marchés émetteurs, etc». En tout cas, quelque 700 millions de DH ont été engagés par Medz dans la viabilisation et la valorisation du site, jusqu’alors inconstructible, dans l’optique d’accompagner le développement territorial de la ville de Fès. A en croire ses responsables, Medz a honoré l’ensemble de ses engagements en mettant en place les infrastructures nécessaires, aux normes internationales en la matière. Elle ne ménage aucun effort au niveau de la partie communication et commercialisation.

Problème de terrain…

«Nous sommes devant une situation des plus équivoques dans laquelle un projet touristique d’une telle envergure, a été bâti en toute illégalité sur les biens de propriétaires qui n’ont jamais été ni sollicités, ni informés, et qu’aucune des autorités compétentes n’aient pris la peine, jusqu’à ce jour, de faire valoir les droits de la Famille Danan. Nous avons donc été contraints de mandater un avocat.». Ce sont les propos d’un expert d’un cabinet suisse qui assiste des familles juives marocaines lors des conciliations concernant leurs biens fonciers au Maroc. Ce cabinet souligne que le projet Oued Fès est construit en partie sur un terrain appartenant à la Famille Danan et dont l’action en expropriation datant de 1962 n’avait jamais abouti. Cette famille réclame actuellement son dû.

De notre correspondant, Youness SAAD ALAMI


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