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Chaos total en Tunisie

Source : | 12 février 2013 |  Actualité, Politique | 378 views

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C’est la tour de Babel en Tunisie, où chaque formation politique tient un discours et campe sur sa position. Ettakatol, parti laïc du président Marzouki, décide lundi 11 février de maintenir temporairement son alliance avec les islamistes d’Ennahda, tout en refusant de cautionner le gouvernement de technocrates proposé par le Premier ministre islamiste, Hamadi Jebali. Il gèle sa décision de retirer ses ministres du gouvernement car Ennahda a répondu favorablement à toutes ses demandes, mais reviendra sur cette décision si un gouvernement qui «permettrait le retour de figures de l’ancien régime» est effectivement mis en place. Concomitamment, Jebali va non seulement à l’encontre de ses alliés, mais aussi d’une bonne partie de sa base. En fin de semaine dernière, plus de 3.000 personnes de son parti ont répondu à l’appel à manifestation «pour la souveraineté du pouvoir». Paradoxalement, le deuxième homme du parti islamiste est soutenu dans son initiative par l’opposition, et explique qu’il n’a pas d’autre choix que de former un gouvernement transitoire indépendant des partis, dont les priorités seraient «le développement des régions, l’emploi, la lutte contre la cherté de la vie, et surtout l’amélioration de la sécurité». Pour ce faire, il va «amicalement» demander à tous les ministres de démissionner.
Le peuple, lui, ne semble réclamer qu’une seule chose: le départ de Jebali. Des centaines de Tunisiens ont manifesté hier devant l’Assemblée nationale constituante pour réclamer la démission du gouvernement, soutenus par la veuve de l’opposant Chokri Belaïd. «Ce gouvernement doit démissionner aujourd’hui, pas demain ou après-demain. Quand un gouvernement échoue, il doit prendre ses responsabilités», estime-t-elle. Le cortège de l’opposant a réuni 40.000 à 50.000 personnes (selon les sources), ce qui en fait la mobilisation la plus importante pour des funérailles, depuis celles de Habib Bourguiba, décédé le 6 avril de l’an 2000.  La Tunisie est donc profondément divisée, et la violence reprend le dessus comme moyen de communication. La transition prend le temps qu’il lui faut, et les élections législatives se font attendre. En suspens depuis des mois en raison du retard accumulé par l’Assemblée constituante dans la rédaction de la Constitution, elles devront se tenir à la mi-juillet, et seraient suivies d’un premier tour des présidentielles le 1er septembre, et un second tour le 15 du même mois. Ce planning reste tout de même très hypothétique, et dépend du maintien de Jebali à son poste, mais aussi de la dynamique politique et des évolutions du pays d’ici là.

Rime AIT EL HAJ


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