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SidérurgieFissures au sein de la profession

Source : | 15 octobre 2012 |  Faits divers | 552 views

Une requête qui complique la donne… pour les tréfileurs. Fin août 2012, l’Association des Sidérurgistes du Maroc réclame des mesures de sauvegarde. Les investigations du ministère de l’Industrie, du Commerce et des Nouvelles technologies sont en cours (voir p 4). Si jamais les clauses de sauvegarde étaient appliquées, «importer de la matière première de l’Europe rendra notre situation encore plus difficile. L’application des clauses de sauvegarde servirait  surtout les intérêts des importateurs de produits finis égyptiens à base de fil machine… Elle renchérirait le prix de revient de nos produits. Nous sommes pour une industrie nationale compétitive, mais mettre en œuvre cette mesure revient indirectement à protéger les sidérurgistes au détriment des tréfileurs», estiment ces derniers.
C’est dans une conjoncture tendue  que sidérurgistes et tréfileurs ont tenu, mercredi 3 octobre, une réunion pour trouver une solution acceptable pour l’ensemble du secteur. Rencontre à laquelle s’est joint Abdelhamid Souiri, président de la Fédération des Industries Métallurgiques, Mécaniques et Electromécaniques (FIMME). Qu’est-ce qui en est sorti? «Qu’il fallait travailler ensemble pour maintenir l’industrie nationale. A condition de suivre les prix à l’international, de faire des efforts sur les modalités de paiement, de la qualité et de la disponibilité de la matière première (fil machine)», selon nos sources. Juste avant la réunion du 3 octobre, Ayoub Azami s’est engagé publiquement, en tant que président de l’Association des sidérurgistes, à soutenir les tréfileurs quitte à «vendre à perte» (L’Economiste du 4 octobre 2012). Le patron de Sonasid, producteur historique du fil machine, pose à son tour des conditions comme celle d’éviter de spéculer en ayant recours à l’import.  L’engagement des sidérurgistes permettrait aussi de joindre la parole à l’acte. Leur président n’a-t-il pas déclaré à plusieurs reprises que «le Maroc est autonome en matière de production des matériaux de construction, y compris l’acier». Et les tréfileurs contribuent à consolider cette souveraineté économique.
Abdelmjid Kaddouri, DG de Moroccan Iron Steel, rassure: «On se réunit souvent pour discuter avec les tréfileurs qui sont d’ailleurs nos clients. Nous n’avons pas de problème avec eux. Mais plutôt avec ceux qui importent du fil machine pour en fabriquer du rond à béton». Il s’agit ici d’une autre frange de la profession qui produit du fil machine cranté utilisé dans la construction… Une chose est certaine. Les temps sont durs pour tout le monde. Si le secteur trouve un accord, «un procès-verbal devra être signé en présence du ministre de l’Industrie et du Commerce…», déclare une source. Manière d’acter officiellement les engagements de chacun. Même si en affaire comme en amour, il y a des choses qui ne s’écrivent pas.

Effet «pervers»

A part la concurrence égyptienne, les tréfileurs doivent composer également avec la valeur de référence appliquée par la Douane aux importations du fil machine: 7.000 DH la tonne. Il y a recours à la même valeur de taxation même «lorsque les cours à l’international baissent. Ce qui est toujours à l’avantage de nos concurrents», estiment des sources du marché. La profession ne nie pas pour autant que de tels droits de douane permettent de contrecarrer aussi les importateurs qui usent de la sous-facturation.

Faiçal FAQUIHI


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