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Les syndicats de gauche malmènent Benkirane

Source : | 15 octobre 2012 |  Actualité, Economie | 490 views

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Le bras de fer continue entre les syndicats de gauche, la CDT et la FDT, et le gouvernement conduit par le PJD, à l’occasion de la rentrée sociale. Après la marche organisée en mai dernier par les deux centrales pour dénoncer «l’absence d’une vision claire du gouvernement concernant le dialogue social», elles ont claqué la porte de la réunion de la commission technique, tenue la semaine dernière. En effet, la réunion présidée par Abdeladim El Guerrouj, ministre de la Fonction publique et de la modernisation de l’Administration, a démarré ses travaux en présence des cinq centrales les plus représentatives, avant que les syndicats de Noubir Amaoui et de Abderrahmane El Azzouzi ne décident de quitter la salle. Cependant, contrairement à ce qui a été avancé, «il ne s’agit pas d’un retrait ni d’un boycott. Nous avons seulement réclamé de rectifier la méthodologie de travail. Car, le maintien de l’ancienne méthode ne va aboutir à rien», a expliqué Larbi Habchi, membre du bureau exécutif de la FDT. Une affirmation confirmée au niveau du ministère de la Fonction publique, qui a souligné que «les deux centrales ont réclamé le report des travaux de cette commission jusqu’à la tenue d’une réunion avec le Chef du gouvernement». Abdelilah Benkirane avait promis une deuxième rencontre avec les syndicats après celles tenues séparément avec chacun d’eux en septembre dernier. Car, «avant de passer aux commissions techniques, nous demandons d’abord la mise en place de négociations collectives tripartites en présence des syndicats, du gouvernement et de la CGEM», a noté Habchi. Une lettre dans ce sens a été envoyée au chef du gouvernement par les deux centrales de gauche. Mais, «pour l’instant, nous n’avons reçu aucune réponse», fait-on savoir. Ils précisent que «la nouvelle méthodologie doit se conformer aux normes de l’Organisation internationale du travail et des dispositions de la législation sociale nationale».Cependant, au-delà des considérations sociales, liées à la défense des droits des travailleurs, la démarche de la CDT et de la FDT a été interprétée comme une manœuvre de la part de ces syndicats proches du principal parti de gauche, afin de faire pression sur le gouvernement. Après des années de frictions, les deux frères ennemis sont arrivés à mieux s’entendre pour mieux peser sur le cours du dialogue social. D’ailleurs, la marche organisée en mai dernier avait confirmé leur force de mobilisation. Aujourd’hui, «nous considérons que notre relation avec la CDT s’inscrit dans le cadre d’une coordination stratégique et non pas conjoncturelle, car nous avons la même culture organisationnelle et les mêmes aspirations», a fait savoir ce dirigeant de la FDT. D’autant plus que les deux se partagent pratiquement le même référentiel idéologique. Ce rapprochement pourra-t-il aboutir à une fusion? Rien n’est encore officiel. Mais les deux centrales ont prévu une réunion cette semaine de leurs bureaux exécutifs afin de «préparer notre action à moyen terme concernant les différents dossiers sociaux», a affirmé Habchi. Une chose est sûre pour l’instant, le rapprochement entre les deux syndicats de gauche risque de créer des soucis au gouvernement Benkirane. Certains observateurs ont considéré que leur retrait du dialogue social est également motivé par des considérations politiques. Néanmoins, ce syndicaliste ne s’est pas opposé à ce constat, mais a nuancé en avançant que «toute action militante revêt une dimension politique. Mais notre action reste loin de toute manipulation partisane». Pour lui, «nous sommes mobilisés pour la démocratisation du pays et pour la résolution des problèmes sociaux sur la base d’une vision globale, prenant en compte les évolutions nationales et internationales». Rappelons que le retrait des deux centrales des travaux de la commission technique  présidée par El Guerrouj est lié selon elles «au non respect par le Chef du gouvernement des engagements qu’il avait tenus lors des réunions de concertation tenues en septembre dernier». Parmi les principaux points de discorde on retrouve la non application de l’accord du 26 avril 2011. Abdelilah Benkirane et son équipe pourraient se retrouver dans une situation peu confortable s’ils n’arrivent pas à aboutir à un accord avec les syndicats afin de garantir la paix sociale.

MAM


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