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Aziz Saad-Allah, l’infatigable, n’est plus

Posted By L'Economiste On 14 octobre 2020 @ 15 h 46 min In Actualité,Economie | No Comments

 Il formait avec Khadija Assad, sa compagne sur scène et dans la vie, le duo le plus remarquable du paysage audiovisuel national. Acteur, auteur, metteur en scène et producteur de plusieurs pièces de théâtre, séries, émissions et téléfilms au Maroc, l’infatigable  Aziz Saad-Allah n’est plus, décédé ce mardi, à l’âge de 70 ans.  Dès les années 70, le couple multiplie les expériences théâtrales et se lance en 1977 dans le grand bain du petit écran avec la série «Hia ou Houa» qui rencontre un vif succès populaire et pose les jalons de l’humour décalé, ne manquant pas de finesse, qui fera la réputation du couple. Celui qui sera initié au théâtre, comme bon nombre d’artistes de sa génération, par l’illustre dramaturge Tayeb Saddiqi, va conquérir la petite lucarne, à partir des années 80, enchaînant les différents formats, avec un grand faible pour la parodie. Il fondera, toujours avec Khadija Assad, la compagnie «Théâtre 80» et part en France, à Paris, décrocher un diplôme de metteur en scène. Il prend donc en charge la mise en place des pièces réalisées par la compagnie qui a pour but principal d’effectuer des tournées à destination du public marocain expatrié en Europe, au Moyen-Orient ou en Amérique. La consécration viendra par la télévision avec l’inénarrable sitcom «Lalla Fatema», dans les années 2000. Aziz Saad-Allah a également été à l’affiche de quelques très bons films, depuis le milieu des années 80, avec à la clé quelques-uns des beaux succès du septième art marocain comme Badis (1989) de Mohamed Abderrahman Tazi  ou encore «Les Casablancais» (1998) de Abdelakader Lagtaa. Il quitte le Maroc pour le Canada, avec sa femme, en 2003. Là-bas, ils promeuvent la diversité dans le théâtre et la télévision canadienne, sans négliger sa carrière au Maroc puisqu’on le retrouvera, en 2008, dans «Number one» de Zakia Tahiri. Le défunt aura également été l’un des premiers professionnels à s’intéresser à l’action syndicale puisqu’il a été l’un des fondateurs du Syndicat national des professionnels du théâtre. Il a été, dans ce sens, le premier secrétaire général de ce syndicat connu actuellement sous l’appellation du «Syndicat marocain des professionnels des arts dramatiques».A.Bo 

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