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Le casse-tête des tests

Source : | 16 septembre 2020 |  Actualité, Economie | 122 views

C’est un véritable casse-tête pour plusieurs citoyens. La multiplication des types de tests pour le dépistage de la Covid-19 et leur niveau de fiabilité accentue davantage la psychose autour de cette maladie. Sur ce point, Driss El Habchi, responsable du service de chimie et de toxicologie à l’Institut Pasteur, a été on ne peut plus clair: «Le test PCR est la méthode de référence». Quid des autres modes de dépistage? «Le test sérologique est une analyse d’orientation, utilisée généralement dans les études», a-t-il expliqué.Au-delà de la disponibilité des tests, la fiabilité des diagnostics, selon plusieurs spécialistes, dépend de la qualité de l’échantillon. Pour eux, «Il faut que l’opération de prélèvement soit bien faite» (Ph Bziouat)Par exemple, l’analyse sérologique permet de faire le point sur le niveau des IGM, qui traduisent le niveau d’immunité de la personne, et permet de déterminer s’il a été déjà contaminé à la Covid-19. Concrètement, «aucune technique n’est sensible à 100%. Généralement, c’est à hauteur de 95%, avec une petite marge de manœuvre». Les spécialistes mettent également l’accent sur l’importance du test antigénique, qui n’est pas encore disponible au Maroc, mais le sera bientôt, selon El Habchi. «Il est rapide et très intéressant», selon différents intervenants.Au-delà de la technique utilisée, la fiabilité des tests en laboratoire est liée à la qualité de l’échantillon, a insisté le responsable à l’Institut Pasteur. «Il faut que l’opération de prélèvement soit bien faite», a-t-il précisé. Un constat partagé par Dr Hanane Laarej, pneumologue allergologue, qui a mis en garde contre les dérives de l’ouverture de la voie aux laboratoires privés pour réaliser les dépistages. «Si nous ouvrons la voie à tous les laboratoires, il y a un véritable risque sur la qualité des résultats. Nous l’avons constaté depuis que les laboratoires privés ont été impliqués, nous avons eu plusieurs résultats négatifs, alors que nous avions des scanners et des tableaux cliniques qui affirmaient le contraire», a-t-elle expliqué. Pour elle, «certes, il est important d’élargir le périmètre de réalisation des tests. Mais il est nécessaire d’accompagner les laboratoires, afin de veiller à la qualité des résultats et d’éviter un problème de faux cas négatifs».Actuellement, le nombre des tests quotidiens est plafonné entre 20.000 et 24.000. «Cela est lié essentiellement à la question de disponibilité des tests et des ressources humaines qualifiées», selon El Habchi. Sur ce point, Dr Said Moutaouakil, réanimateur anesthésiste, estime que l’Etat pouvait faire appel à certains profils pouvant venir en renfort. C’est le cas notamment des doctorants et les étudiants de biologie dans les facultés de sciences, mais également les vétérinaires… «Ils peuvent être d’un grand apport», a-t-il estimé.M.A.M.


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