Pour choisir cette version par défaut, cliquer sur: Français  | عربي  - English           
Articles Lis :

8 Mars: Devoir de transmission

Source : | 9 mars 2020 |  Actualité, Economie | 522 views

Nada Biaz est directrice générale du Groupe ISCAE depuis 2015, diplômée du Cycle Normal de l’ISCAE en 1991 et de l’Université Hassan II en 1994 (Ph. N.B.)Nos vies de femmes, comme celles des hommes, ne commencent pas à notre naissance. Elles découlent de ce que nos mères et nos grand-mères ont vécu, ont surmonté, leurs échecs, leurs victoires, les terrains sacrifiés et ceux gagnés. Souvent inconsciemment, nous en gardons les traces indélébiles et chacune d’entre nous les utilise à sa manière. Mon histoire à moi, du moins la partie que je connais, ne se résume pas au système scolaire suivi, aux diplômes obtenus ou au poste. C’est d’abord l’histoire d’une femme qui m’a marquée, fille unique qui a eu la chance d’avoir sept filles, dont ma mère, leur aînée. Ma grand-mère tenait à ce que ses filles reçoivent l’éducation la plus moderne possible. Elle a réussi à convaincre son mari d’envoyer sa fille aînée, à l’âge de 11 ans, faire son collège en dehors de sa ville natale au tout début des années 50; puis de l’envoyer à l’âge de 15 ans poursuivre ses études secondaires puis supérieures à Damas. C’est ainsi que ma mère a obtenu son premier diplôme universitaire en Maths-Physique en Syrie, puis, mère de trois enfants, elle a repris ses études de troisième cycle à Bruxelles pour devenir professeur de Mathématiques à l’ENS.Je suis convaincue que s’investir dans des études passionnantes et construire une carrière, tout en vivant sa vie avec poésie, dans la grâce de la féminité, ne sont pas antinomiques. Au contraire, c’est cela l’intelligence d’une vie de femme accomplie, qui assume fièrement sa singularité. C’est ainsi que chaque femme peut apprendre la rigueur dans la douceur, et l’autodiscipline dans l’alignement avec ses valeurs. Personnellement, à travers la danse classique que j’ai commencée à pratiquer très jeune, en même temps et avec la même assiduité que l’école, j’ai essayé de chercher en moi ce qu’il y avait de plus précieux, cet axe sur lequel tout tourne, qui permet une danse facile, harmonieuse et épanouissante. L’axe qui maintient mes pieds sur terre lorsque ma tête est tournée vers les étoiles. Avec le temps, cet axe a été les valeurs d’humilité et de persévérance, fruits d’une éducation silencieuse. Je les ai adoptées non seulement parce qu’elles me paraissent justes et sages, mais parce qu’elles m’ont permis de progresser et d’améliorer ma posture et ma position.Aujourd’hui, à mon tour, j’ai un devoir de transmission. Je suis fière de constater que mes filles sont faites du même bois et j’espère transmettre à ma petite-fille tout ce dont j’ai pu moi-même hériter. Tout cela avec la liberté de choisir sa propre voie, celle qu’elle choisira. J’ai aussi le privilège, de par mon poste actuel et à travers différentes instances, de pouvoir inspirer de brillantes étudiantes et les encourager à aller jusqu’au bout de leurs rêves.Par Nada Biaz 


Pas de commentaires pour cet article “8 Mars: Devoir de transmission”

Laissez un commentaire









Les opinions exprimées dans les commentaires reflètent l'opinion de leurs propriétaires et non pas l'opinion de MarocPress.com

 Recommander ce contenu sur Google  

Maroc Press TV

Annonce

Articles Populaires

Insolites


Plus ...

Journaux



achnooAufait MarocAujourd'hui Le MarocJeune AfriqueL'EconomisteL'opinionLa MarocaineLa Nouvelle TribuneLa Vie EcoLe MatinLe soir echosLiberationMaroc-HebdoMarocPress.comMenara