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Crise libyenne: La communauté internationale interpellée

Source : | 6 mars 2020 |  Actualité, Economie | 308 views

Le gouvernement libyen d’union nationale (GNA), basé à Tripoli et recon­nu par l’ONU, a appelé la communauté internationale à poursuivre ses efforts pour la paix en Libye. Et ce, au lendemain de la démission de l’émissaire de l’ONU pour ce pays. Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est plongée dans le chaos. Et depuis 2015, deux autorités rivales s’y disputent le pou­voir: le GNA et un pouvoir incarné par le maréchal Khalifa Haftar dans l’est du pays.Entrée en principe en vigueur le 12 jan­vier dernier, une trêve est régulièrement violée aux portes de la capitale libyenne entre les pro-GNA et les pro-Haftar qui ont lancé en avril 2019 une offensive pour s’emparer de Tripoli. De multiples efforts internationaux ont été entrepris, en vain jusque-là, afin de rapprocher les deux bel­ligérants en vue de rétablir la paix dans ce pays riche en pétrole.«Nous appelons la communauté inter­nationale à respecter ses engagements envers le peuple libyen (…) en consolidant la sécurité et la stabilité en Libye», a indi­qué le ministère des Affaires étrangères du GNA. Il a appelé, en allusion aux forces pro-Haftar, à «exercer des pressions réelles sur les rebelles afin qu’ils arrêtent leur of­fensive contre Tripoli et les autres villes libyennes».Prenant acte de la démission de Sa­lamé, le ministère a exprimé le souhait de voir les efforts de l’ONU aboutir à la cessation des ingérences étrangères qui «déstabilisent la Libye». Dans le conflit, le maréchal Haftar est soutenu par la Rus­sie, les Emirats arabes unis, l’Egypte et la Jordanie, alors que le GNA bénéficie de l’appui de la Turquie.Lors d’un sommet organisé sous l’égide de l’ONU fin janvier à Berlin, les puissances mondiales et les principaux pays concernés par le conflit se sont enga­gés «à respecter l’embargo sur les armes imposé à la Libye, à cesser les ingérences au profit d’un camp ou de l’autre et à appuyer un cessez-le-feu et la relance du processus politique qui est plus que jamais dans l’impasse».Salamé a démissionné lundi dernier pour des «raisons de santé». Il avait été nommé le 22 juin 2017 par le secrétaire général de l’ONU Antonio Gu­terres comme son nouveau représentant spécial et chef de la Mission d’appui des Nations unies en Libye (Manul), succédant à l’Allemand Martin Kobler. Depuis, il a tenté en vain de convaincre les belligérants libyens d’unifier les institutions de l’Etat et d’organiser des élections en vue de mettre fin aux divisions.F. Z. T. avec agences 


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