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Les conseillers adoptent le projet de budget

Source : | 10 décembre 2015 |  Faits divers | 246 views

C’est presque le finish pour le projet de loi de Finances. Les conseillers avaient adopté hier la première partie. Ils devaient se revoir au cours de l’après-midi pour approuver les budgets sectoriels, la deuxième partie et le projet dans sa globalité. En tout cas, dès son adoption, le texte sera transféré à la Chambre des représentants pour une deuxième lecture. Du coup, le projet a été sauvé in extremis, par l’abstention de l’Istiqlal et le vote pour de la CGEM. La veille,  Mohamed Boussaid était dans un autre état d’esprit, particulièrement après l’adoption d’amendements en dépit de son refus et les pluies de critiques en plénière. D’ailleurs, il a eu beau mettre en avant sa «joie de constater que les syndicats ont parfois défendu les entreprises et les hommes d’affaires, les salariés au cours des débats de la Commission des finances », rien n’y fait. Il a été pris à partie par les syndicats sur l’échec du dialogue social. Pour Mohamed Boussaid, «le gouvernement n’a jamais fermé les portes. C’est l’approche et la philosophie qui ont changé. Le dialogue continue sous d’autres formes». Il n’en dit pas plus.

«Taux insuffisant pour créer les richesses»

Le gouvernement a fait l’objet de critiques notamment de la part de la CGEM. Et c’est Abdelilah Hifdi, chef du groupe parlementaire qui s’est chargé de la besogne. Pour lui, le taux de croissance de 3% est jugé insuffisant pour créer les richesses, l’emploi,  l’amélioration du pouvoir d’achat des citoyens et la limitation de la tendance des faillites des entreprises. De même, ce taux ne permet pas de réaliser le niveau de 5,5% promis par le programme gouvernemental. Le patronat a rappelé la nécessité du soutien au pouvoir d’achat des citoyens à travers la réforme de l’impôt sur le revenu, le seul qui n’a pas été touché. Une occasion pour Abdelilah Hifdi de lancer un appel à la tenue d’un colloque national sur la fiscalité locale. Si le patronat juge positivement certains secteurs comme l’automobile et l’aéronautique qui commencent à donner leurs fruits, il en va autrement pour l’industrie mécanique, métallurgique et électromécanique ayant essuyé des échecs ou des lenteurs. Le patronat recommande de réaliser une évaluation de ce qui a été fait afin de définir des perspectives et d’accélérer le rythme de réalisation.

Les pistes de développement du Patronat

La CGEM ne s’est pas limitée à critiquer mais aussi à proposer des pistes de développement. Ainsi, l’achèvement du Plan Maroc Numeric 2013 a permis de lancer une nouvelle stratégie à l’horizon 2020 en partenariat avec les professionnels, a noté le chef du groupe parlementaire. «Aujourd’hui, nous devons accélérer sa mise en œuvre surtout que nous avons perdu des années. Ce qui a eu un impact négatif sur le classement du Maroc au niveau international dans ce domaine», a-t-il indiqué. Parmi les actions urgentes, la création d’une Agence indépendante chargée du développement de l’économie numérique. Il s’agira de la doter de moyens pour la réalisation d’investissements et le lancement des chantiers structurants.
D’autres intervenants ont été très virulents à l’égard du gouvernement. C’est le cas de Aziz Benazzouz, chef du groupe parlementaire du PAM, qui n’a pas raté l’occasion pour répliquer au chef du gouvernement qui l’avait accusé de «mensonges sur les chiffres» lors de la dernière séance des questions de politique générale de la Chambre des conseillers. «Je ne vais pas dire que Abdelilah Benkirane ment, mais je me contente d’affirmer qu’il ne dit pas la vérité sur les chiffres avancés. Il s’agit bien d’un budget d’austérité», a-t-il martelé. Ce que réfutera plus tard le ministre des Finances en rappelant que les budgets des départements à caractère social n’ont pas été réduits.

Déficit de leadership

Aziz Benazzouz a été formel: «le gouvernement manque de leadership politique pour coordonner la conduite des projets». Et de citer le clash en direct entre le chef du gouvernement et son ministre de l’Education nationale, Rachid Belmokhtar. «C’est un scandale. Ce dossier devait être traité en interne pour trouver une solution au lieu de venir au Parlement et se donner en spectacle», a noté le chef du groupe parlementaire du PAM. Pour convaincre, il cite la fin en queue de poisson du dialogue de la société civile, mené par l’ancien ministre et boycotté par les principales associations. Dans la réforme de la justice, le ministre s’est mis à dos toutes les corporations du secteur, dit-il.

M. C.


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