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Climat: La CGEM et le Medef à pied d’œuvreDNES à Paris, Youness SAAD ALAMI

Source : | 10 décembre 2015 |  Economie | 145 views

Voilà un nouveau processus, original, qui grâce au Mouvement des entreprises de France (Medef), a réussi une mobilisation internationale autour de l’engagement pour l’environnement, en marge de la COP21. Il offre une grande visibilité pour la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) et au Royaume, pays hôte de la COP22. D’ailleurs, Pierre Gattaz et Miriem Bensalah-Chaqroun, respectivement président du Medef et patronne des patrons marocains, ont tenu, mercredi à Paris, une conférence de presse commune. L’objectif étant de présenter la déclaration finale du «secteur privé», et surtout ses engagements à l’issue de la COP21, dont les travaux s’achèvent ce 11 décembre. Gattaz et Bensalah-Chaqroun étaient accompagnés de Gérard Mestrallet, président de la Commission Energie-Business Dialogue au Medef. Leur conférence de presse s’est déroulée en présence notamment de Bruno Lafont, PDG de Lafarge, ainsi que les présidents des confédérations patronales d’une trentaine de pays. Unanimes, ils appellent à traduire les différentes contributions nationales bas-carbone en politiques.
«Nous avons trouvé un consensus après plusieurs mois de travail», annonce Gattaz, à la fin du sommet mondial des entreprises sur l’énergie et le changement climatique (8 et 9 décembre 2015, Medef, Paris). En tout, six points de convergence résument la déclaration finale de la communauté mondiale des entreprises. Ainsi, pour la première fois, les entreprises soutiennent et reconnaissent le besoin vital de répondre de façon décisive aux risques environnementaux et économiques liés au changement climatique à court et à long terme à travers une coopération internationale et concertée. «Avant d’être des entrepreneurs, nous sommes des citoyens», exprime Bensalah-Chaqroun, qui répondait à un journaliste de l’Inde, pays en pleine expansion mais qui n’est pas un bon élève en matière d’environnement. En tout cas, le patronat indien était présent à la rencontre du Medef, tout comme ceux des USA, Brésil, Australie, Algérie, Canada, Congo, Allemagne, Italie, Espagne…etc. Ils appellent, selon les termes de leur déclaration, à la conclusion par tous les pays d’un accord ambitieux et global qui reflète l’objectif à long terme de limitation du réchauffement mondial en dessous de 2°C. Et ce, tout en prenant en compte le développement technologique et en renforçant l’accès à l’énergie et la sécurité d’approvisionnement dans un contexte de développement durable. Pour le secteur privé, l’accord de Paris doit associer l’ensemble des grandes économies et prévoir des engagements nationaux transparents, comparables et équitables, des règles de suivi, de publication et de vérification des engagements, une équité des règles d’approbation et de conformité des projets de réduction des émissions.  Bref, un cadre politique favorable au commerce et aux investissements, basé sur «la confiance». Mais pas seulement. En fait, il faudra penser des mécanismes, une réglementation et des engagements entre le secteur privé et les gouvernements. Soit une sorte de déploiement mondial au profit des technologies bas-carbone. En attendant, la convergence totale des patrons est acquise. «Le dialogue a bien marché». Pour aller vite, l’innovation dans les solutions durables est de mise. A ce titre, les entreprises doivent investir dans la recherche et le développement et travailler en synergie avec les consommateurs et les clients pour promouvoir des produits plus efficaces et émettant moins de gaz à effet de serre. Pour cela, il leur faudra une prévisibilité et de la flexibilité à travers des signaux clairs de long terme, encourageant investissements et emplois. Car, au final, répondre au défi climatique doit être source d’avantages et d’opportunités pour le secteur privé -des accords gagnant-gagnant. Aussi, pour faciliter les transitions énergétiques, il faut orienter les politiques publiques vers des économies durables. Le «business dialogue» doit également se poursuivre en préparation de la COP22. Enfin, cette mobilisation nécessite un dispositif institutionnalisé pour permettre la consultation et la participation du secteur privé.

Le Maroc engagé aussi

Plus qu’une invitation à la COP22, qui se tiendra à Marrakech, en novembre 2016, Miriem Bensalah-Chaqroun a vanté les avancées du Maroc dans le domaine de la transition énergétique. «A travers des projets concrets, maturité, volonté et stratégie, le Royaume aura ses 52% de capacité énergétique électrique dans le solaire en 2030», affirme la présidente de la CGEM. Pour elle, le Maroc a conscience de l’intérêt de cette responsabilité collective. Il se positionne en leader dans les énergies renouvelables en Afrique. «La CGEM est partenaire de la Fondation Mohammed VI pour l’environnement. Elle accompagne les entreprises, partage les expériences, et met en place les meilleures pratiques (transport…)», souligne-t-elle.  Et d’ajouter: «avec le Medef, la Confédération opère un benchmarking, s’engage et modélise pour un résultat collectif pour la COP22». L’objectif recherché par les entreprises est d’avoir «un signal carbone, afin de quantifier la question climatique…donner un prix carbone, et étendre la sphère géographique couverte par la technologie bas-carbone», comme l’indique Gérard Mestrallet.


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