Pour choisir cette version par défaut, cliquer sur: Français  | عربي  - English           
Articles Lis :

«Un banquet» pour la philosophie

Source : | 30 novembre 2015 |  Arts & Culture | 420 views

Le temps d’une soirée, la Bibliothèque nationale à Rabat (27 novembre) et l’Institut français de Casablanca (28 novembre) se sont transformés en une agora moderne où la philosophie régnait en maître. Pour la 2e édition de La Nuit des philosophes qui s’est tenue toute la soirée de 18h30 à 1h30, une foule impressionnante à fait le déplacement sur les deux sites.
Un public majoritairement jeune, composé de lycéens et d’étudiants assoiffés de connaissance, a bien démontré que la philosophie n’est plus l’apanage des sages. Suite à une introduction de Jean-Marc Berthon, directeur de l’Institut français du Maroc, La Nuit des philosophes à Rabat a été lancée à l’auditorium de la BNRM autour du thème «Le philosophe et la cité». Un dialogue entre Cynthia Fleury (philosophe et psychanalyste) et Driss Jaydane (écrivain et professeur de philosophie) modéré par Driss Ksikes (écrivain et dramaturge). «Tous les philosophes sont interpellés aujourd’hui sur les lieux de la prise de parole. Il est important que cette exigence de recherche de sens ne soit pas uniquement dans les amphithéâtres ou dans les lycées. Elle doit irriguer la cité à travers l’art, les espaces éducatifs…», a précisé Driss Ksikes. La soirée s’est ensuite poursuivie avec la remise des prix aux lauréats du concours de dissertations «Graine de philosophe». Cette compétition organisée par HEM et l’Institut français, qui a pour objectif de donner la parole aux jeunes, a primé pour sa première édition deux jeunes filles, Nisrine Lemderder de Rabat et Hajar Halafi de Khemisset.
Le public avait ensuite le choix de se diriger vers les divers espaces qui proposaient des leçons ou encore halqa en français ou en arabe. La soirée s’est ainsi articulée autour de trois thèmes dont: «Héritages et modernités», «Idéologies, croyances et violences» et «Homme, nature et progrès» dans des salles archicombles. Côté théâtre, Robert Cantarella a redonné voix au célèbre philosophe Gilles Deleuze quand la musique a fait vibrer les foules sur le parvis de la BNRM. Des lectures philosophiques ont également eu lieu sur le parvis avec le comédien Olivier Peigné en français et la comédienne Farida Bouazzaoui en arabe.
Des hommages ont été rendus à de grands noms de la philosophie au Maroc durant les deux soirées. En parallèle du programme, des entretiens étaient prévus pour les étudiants et lycéens qui n’ont pas hésité à poursuivre la discussion avec les intervenants à la fin de leurs leçons.
Pour conclure, maintenant plus que jamais, philosopher devient une nécessité. Pour reprendre Socrate: «Il y a d’un côté le bien, la connaissance et de l’autre côté le mal et l’ignorance».
Aïda BOUAZZA
 


Pas de commentaires pour cet article “«Un banquet» pour la philosophie”

Laissez un commentaire









Les opinions exprimées dans les commentaires reflètent l'opinion de leurs propriétaires et non pas l'opinion de MarocPress.com

 Recommander ce contenu sur Google  

Maroc Press TV

Annonce

Articles Populaires

Insolites


Plus ...

Journaux



achnooAufait MarocAujourd'hui Le MarocJeune AfriqueL'EconomisteL'opinionLa MarocaineLa Nouvelle TribuneLa Vie EcoLe MatinLe soir echosLiberationMaroc-HebdoMarocPress.comMenara