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Le baril du pétrole restera sous les 50 dollars

Source : | 27 juillet 2015 |  Economie | 152 views

LA Banque mondiale a révisé à la hausse ses prévisions de 2015 des cours du pétrole brut. Ils sont portés de 53 dollars le baril en avril à 57 dollars après la hausse de 17% des prix du pétrole enregistrée durant le trimestre d’avril à juin. Un constat relevé dans «le Commodity Markets Outlook» qui dresse les perspectives des marchés mondiaux des produits de base. «La demande de pétrole brut a été plus importante que prévu au deuxième trimestre. Malgré la hausse marginale des prix indiqués par les prévisions pour 2015, il est probable, compte-tenu de l’ampleur des stocks et de l’augmentation de la production des pays membres de l’Opep que les prix resteront faibles à moyen terme», explique John Baffes, économiste senior et auteur principal de «Commodity Markets Outlook».

Une accalmie sur les produits alimentaires

LES prix des produits de base agricoles ont diminué de 2,6% durant le 2e trimestre. Ceci grâce notamment à de fortes baisses des prix des produits alimentaires (en particulier des huiles comestibles et des céréales), à la poursuite de l’amélioration de la situation de l’offre et malgré des conditions climatiques défavorables en Amérique du Nord et les craintes suscitées par El Niño. La Banque mondiale s’attend à ce que les prix agricoles s’établissent cette année à des niveaux inférieurs, en moyenne, de 11% par rapport à leurs niveaux de 2014. Ce qui marque une révision à la baisse des projections d’avril qui indiquaient une baisse de 9%. Les prix des engrais (qui sont un important élément des coûts de la plupart des produits de base agricoles) diminueront probablement de 5% par suite du tassement de la demande et de l’abondance de l’offre.

La loi de finances 2015 du Maroc  a été bâtie sur l’hypothèse d’un baril de pétrole à 103 dollars en moyenne. Le WTI est resté tout au long de la semaine dernière sous le seuil des 50 dollars. Le Brent est passé, lui, à moins de 60 dollars. Le nouvel accord nucléaire conclu entre l’Iran et les États-Unis ainsi que d’autres grand pays, permettra d’atténuer les sanctions, et notamment les restrictions sur les exportations de pétrole de la République islamique d’Iran.
Globalement, les prix de l’énergie ont augmenté de 12% durant le 2e trimestre. La hausse des prix du pétrole étant compensée par une baisse des prix du gaz naturel (de 13%) et du charbon (de 4%). Les experts de la Banque mondiale estiment que les prix de l’énergie devraient s’établir à des niveaux inférieurs de 39% en moyenne à ceux de 2014. Selon les projections, les prix du gaz naturel diminueront sur les trois principaux marchés de ce produit, à savoir les Etats-Unis, l’Europe et l’Asie. Quant aux prix du charbon, ils chuteront de 17%.
L’équilibre du marché du pétrole semble montrer que le prix du pétrole pourrait encore baisser fortement. Mais que se passerait-il si les cours du pétrole descendaient à 40 dollars le baril de Brent? Pour Patrick Artus, chef économiste de Natixis, «le consensus voit plutôt un prix du pétrole oscillant entre 60 et 70 dollars dans le futur. Les effets d’une retombée du prix du pétrole à un niveau plus bas (40 dollars) sur l’inflation, les politiques monétaires, les taux d’intérêt, les cours boursiers, la croissance des différentes régions sont assez évidents».  Les investisseurs doivent réfléchir à ce scénario de cours pétrolier plus bas: «La demande mondiale du pétrole reste affaiblie par la modestie de la croissance et les efforts d’amélioration de l’efficacité énergétique», ajoute l’économiste.  Il précise que «la baisse du prix du pétrole conduirait au recul de l’inflation et au retour à l’inflation négative dans les pays de l’OCDE comme au début de 2015». Quant à la production de pétrole, elle va augmenter globalement dans les pays de l’Opep, en Arabie Saoudite, en Irak, en Russie, peut augmenter dans le futur en Iran et ne pas baisser aux Etats-Unis.
Y a-t-il un impact sur les marchés boursiers? D’après Artus, «avec la baisse du prix du pétrole, donc des coûts de production des entreprises, avec les politiques monétaires plus expansionnistes et avec les taux d’intérêt à long terme plus bas, il est normal de penser qu’il y aurait hausse des cours boursiers, comme lors de la baisse du pétrole en 2014».

Coup de froid sur les prix des métaux

LES prix des métaux ont peu diminué durant le deuxième trimestre. Leur baisse est surtout notable dans le cas du minerai de fer dont les prix ont diminué des deux tiers par rapport à leurs niveaux record de 2011. Selon les projections de la Banque mondiale, les prix des métaux s’établissent cette année à des niveaux inférieurs de 16% en moyenne par rapport à 2014. La chute la plus forte devrait être affichée par le minerai de fer (-43%) car de nouvelles capacités d’extraction d’un coût modéré devraient entrer en service cette année et l’année prochaine (principalement en Australie). Les marchés des métaux s’ajustent par le biais de la fermeture d’installations onéreuses et de la contraction des investissements. Des tensions se feront sentir à terme sur les marchés en raison partiellement de la fermeture de grandes mines de zinc, mais aussi de l’impact sur l’offre de l’interdiction d’exporter des minerais indonésiens, notamment du nickel.

Fatim-Zahra TOHRY


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