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Elections/AlliancesLa majorité anticipe sur l’après-4 septembre

Source : | 9 juillet 2015 |  Actualité, Politique | 1648 views

Les patrons de la majorité se sont retrouvés mardi soir, le temps d’un ftour avec leurs parlementaires. L’objectif est de resserrer les rangs et d’officialiser la nécessité d’une nouvelle coordination entre ces partis pour mieux préparer les prochaines élections communales et régionales prévues le 4 septembre. En pratique, il s’agit de mettre en place les mécanismes de concertation entre les candidats de la majorité pour la présidence des communes et des régions. En pratique, ils veulent faire de telle sorte que les candidats de la majorité se désistent en faveur de celui  qui est le mieux placé pour remporter la présidence de ces collectivités locales. A préciser que cette coordination devra s’activer lors de la deuxième phase de ces élections, au moment  de la constitution des bureaux des communes, des régions, et des conseils provinciaux et préfectoraux. D’ailleurs, Nabil Benabdallal, SG du PPS, a rappelé la nécessité de mettre tout en œuvre  pour que la majorité décroche plus de la moitié des présidences des 12 régions. Idem pour les conseils des grandes villes comme Casablanca, Rabat, Tanger ou Oujda. «Il faudra y aller dans l’esprit de cet accord de coordination», a dit le ministre de l’Habitat et de la Politique de la ville. En fait, les patrons des quatre partis cherchent un prolongement de la coalition gouvernementale au niveau local. Car, par le passé, les alliances se montaient par les élus locaux, sans se soucier des consignes des états-majors des partis. Et souvent, les coalitions à la tête des mairies ne reflètent pas les alliances au niveau du gouvernement. D’ailleurs, les dernières lois organiques relatives aux élections adoptées ont verrouillé le dispositif. Ainsi, ne peuvent se présenter à la constitution des bureaux des régions, des communes et des conseils provinciaux et préfectoraux que les cinq premiers de la liste de chaque parti. Et pour les présidences, seules les têtes de listes seront en droit de concourir. Sur ce registre, Salaheddine Mezouar s’est interrogé sur l’utilité de voir un patron d’un parti devenir président de région. Dans ce cas, la Cour des comptes va se pencher sur la gestion de cette collectivité locale, avec tout ce que cela induira comme conséquences. A ce titre, Mezouar a annoncé son intention de ne pas se présenter à la présidence d’une région. Et il souhaite que tous les autres chefs suivent l’exemple. Et pour mieux montrer leur entente amicale, le ministre des Affaires étrangères n’a pas résisté à la tentation de taquiner le chef du gouvernement qui avait mentionné Fayrouz. «Vous avez commencé à citer le nom de la célèbre chanteuse Fayrouz, un changement positif. Je félicite nos amis du PJD. Cette mutation s’explique certainement par l’influence du RNI», a souligné Salaheddine Mezouar.  
Mohand Laenser s’est voulu plus sérieux. Tout en insistant sur «la réussite de l’expérience gouvernementale», il se projette dans l’après-élections pour rappeler les dossiers sensibles qui sont toujours sur la table. Ainsi, le retard pour l’adoption de la loi organique sur l’amazigh doit être rattrapé comme il faudra se pencher de plus près sur le programme du développement rural. Fidèle aux chevaux de bataille de la mouvance populaire, le ministre de la Jeunesse et des Sports a proposé d’organiser une journée d’études, consacrée à ces questions. Ce travail doit se faire «en collaboration entre le gouvernement et le Parlement pour rester fidèle à nos engagements», a-t-il dit.

Autorité de l’Etat

Cette réunion politique a été dominée par l’actualité dans la mesure où il était aussi question de respect de l’autorité de l’Etat. Car l’affaire des jupes d’Inezgane ou celle du lynchage de l’homosexuel de Fès remettent en cause cette autorité. Des citoyens ont cherché à faire la loi eux-mêmes sans passer par les institutions de l’Etat. «C’est inadmissible», ont répété en chœur les dirigeants de la majorité, y compris le chef du gouvernement. Ils ont attiré l’attention sur les risques de dérapages de certains groupes qui chercheront à imposer leurs croyances aux autres. C’est d’ailleurs le sens du communiqué des ministères de l’Intérieur et de la Justice. Pour Nabil Benabdallah, attention de ne pas tomber dans le piège tendu qui consiste à faire circuler que ce gouvernement n’était pas en mesure de défendre les libertés. Mais sans dire qui monte ce piège.

M. C.


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