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Sécurité: Les partis dans le brouillard

Source : | 6 juillet 2015 |  Actualité, Politique | 1853 views

UNE fois n’est pas coutume, les partis politiques reconnaissent publiquement et de manière unanime, une de leurs faiblesses. En effet, ils ne disposent d’aucune vision sur les politiques de sécurité. C’est du moins le principal constat relevé par les représentants des différentes formations à l’occasion d’une table ronde consacrée à leurs rôles dans l’élaboration des politiques de sécurité, tenu mercredi à la Chambre des conseillers. Cette rencontre, organisée par le Centre marocain pour la démocratie et la sécurité, présidée par Mustapha Manouzi, a permis d’aboutir à la conclusion que les questions de sécurité ne figurent pas dans les programmes des partis ni dans leurs centres d’intérêt. En tout cas, les politiques présents à cette table ronde ont pris conscience de la nécessité de remédier à ces lacunes par de grands efforts pour pouvoir élaborer des visions en matière de sécurité.  Pourtant, la Constitution de 2011 a réhabilité la politique et a prévu la création d’un Conseil supérieur de sécurité nationale. Ce dispositif, essentiel dans un contexte politique, marqué par la montée des tensions et du terrorisme, devra tracer les stratégies à adopter dans ce domaine. Malheureusement, il n’a pas encore été mis en place comme cela est prévu par la Constitution. En attendant, chacun a apporté sa contribution. Pour Mohamed Cheikh Biadillah, président de la Chambre des conseillers et ancien secrétaire général du PAM, l’élaboration d’une telle politique exige de «disposer de nouvelles  élites capables d’assumer la responsabilité de traduire les choix des institutions de l’Etat dans ce domaine».  Il a été relayé par Abdelhakim Benchamach, chef du groupe parlementaire du Pam, qui reconnaît l’absence d’une vision globale qui répond aux défis posés par les politiques sécuritaires. Mais pour lui, «les priorités exigent la mise en œuvre des recommandations de l’Instance équité et réconciliation, particulièrement celles relatives à la gouvernance sécuritaire». En outre, il appelle au renforcement du contrôle parlementaire sur ce domaine et à la mise en place de procédures pour l’audition des responsables des appareils sécuritaires.
Abdelali Hamiddine, membre du secrétariat général du PJD,  confirme également l’inexistence de vision de son parti dans ce domaine. Toutefois, il estime qu’il faut «réformer les appareils de sécurité pour éviter de reproduire les pratiques du passé». L’USFP n’est pas mieux lotie. Sa vision de «la sécurité était liée à la répression, ce qui a limité la question au combat pour les libertés».

M. C.


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