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L’USFP et la CDT joignent leur sort de nouveau

Source : | 28 mai 2012 |  Actualité, Politique | 498 views

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Un peu plus d’une décennie après leur rupture, les deux acteurs majeurs des années d’avant l’alternance de 1998, l’USFP et la CDT, décident de nouveau de joindre leur sort. En mars 2001, l’USFP tenait son VIe congrès après plus de deux ans au gouvernement, et de fortes divergences sont apparues entre les deux. Devant l’impossibilité de continuer ensemble, chacun a choisi sa voie.

La CDT, ainsi coupée de son bras politique, s’empresse de créer un nouveau parti, le Congrès national ittihadi, CNI. Une façon de contester la légitimité du VIe congrès de l’USFP. Ce dernier a attendu une année pour mettre en place son propre syndicat, la FDT.

Des deux côtés, rien n’est plus comme avant. La FDT s’est montrée trop docile pour s’opposer aux gouvernements qui se sont suivis et dont l’USFP formait l’ossature. Bien plus, début 2011, alors que la centrale vivait une crise organisationnelle suite à son dernier congrès, le parti a pesé de tout son poids pour soutenir l’actuelle direction de la FDT.

Entre-temps, «Noubir Amaoui pensait qu’en créant un nouveau parti il pourrait renforcer son positionnement politique. Il estimait que la seule force de la centrale syndicale pouvait propulser ce parti au devant de la scène politique. Ses calculs se sont révélés faux», explique le politologue Mohamed Darif. Quelques années plus tard, la CDT et son parti le CNI ont connu une scission. Le numéro deux de la CDT, Abdelmajid Bouzoubaâ, a créé, en 2006, son propre parti, le Parti socialiste, qui s’est empressé de mettre en place son propre syndicat, l’ODT. Le CNI n’a jamais dépassé le stade de petit parti.

Le syndicat a également perdu de son aura. Les sorties souvent pas bien calculées de Noubir Amaoui lui ont coûté cher. C’est notamment le cas de sa décision de se retirer en 2008 de la deuxième Chambre. Non seulement les conseillers CDT n’ont pas renoncé à leur mandat, mais ils ont quitté la CDT pour rejoindre la FDT. Ce qui a permis à son rival d’alors de former un groupe parlementaire à la 2e Chambre. Aux dernières législatives du 25 novembre, le CNI a pu couvrir 59 circonscriptions, soit 64,13%, mais n’a remporté aucun siège.

Le retour de l’USFP a changé la donne. Les deux frères ennemis ont enterré la hache de guerre. Le rapprochement entre la CDT et la FDT sera, sans doute, suivi d’une fusion entre le CNI et l’USFP.


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