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Salé – Shems’y, le projet social devenu école du cirque

Source : | 2 mai 2014 |  Actualité | 381 views

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Derrière les remparts de l’ancienne cité corsaire de Salé, ville jumelle de Rabat, voilà bientôt 20 ans que Shems’y (“mon soleil”) a planté son chapiteau face aux rouleaux de l’océan. Son directeur, Alain Laëron, raconte à l’agence de presse AFP qu’à l’époque, il s’agissait d’une simple association “pour enfants en difficulté”.

Le but était de leur donner envie de “vivre ensemble”, “de leur redonner goût à la vie avec des thématiques artistiques” en s’appuyant sur la “tradition ancestrale” de l’acrobatie au Maroc, ajoute le Français Alain Laëron, impliqué dans le projet depuis son origine.

Le succès est rapidement au rendez-vous: en 2009, le projet, piloté par l’Association marocaine d’aide aux enfants en situation précaire (Amesip), décroche l’agrément de l’Etat pour une formation diplômante, une première dans le royaume et un tournant.

Une histoire de passion

Depuis, dans une immense salle où les jeunes équilibristes s’entraînent sous l’œil d’un moniteur, Shems’y assure une formation sur cinq années. Chaque promotion est composée de 15 jeunes de moins de 25 ans, sélectionnés parmi des centaines de candidats.

“Ici, j’ai trouvé ma passion. Avant, je passais mon temps à faire des acrobaties sur les plages de Salé ou dans les terrains vagues près de mon quartier. Aujourd’hui, je profite d’une formation professionnelle.”

Nadia, 16 ans, élève en première année de Shems’y.

Nadia a même arrêté l’école pour se consacrer exclusivement au cirque, dont elle veux faire son métier, s’entraînant des heures durant de façon quasi-quotidienne.

Originaire de Casablanca, Moustapha, 25 ans, en dernière année, affirme vouloir aussi en faire sa profession “même s’il sait que c’est difficile”.

“Donner des ailes”

Une fois leur diplôme en poche, tout n’est effectivement pas gagné pour ces passionnés de cirque qui à l’instar de nombreux jeunes diplômés marocains, sont touchés par le chômage: 30% pour cette catégorie sociale, selon les statistiques de la Banque mondiale.

Certains seront recrutés dans des compagnies de cirque étrangères, d’autres sollicités par des compagnies de théâtre ou des équipes de films, mais les débouchés demeurent restreints.

“Les gens ne nous prennent pas au sérieux. Ils nous voient comme des clowns, pas comme des artistes. Il faut que cette vision change. Heureusement, l’école nous aide. Nous sommes payés pour les spectacles auxquels nous participons.”

Moustapha, élève de Shems’y.

Funambules, trapézistes, danseurs, mimes… Dans son nouveau spectacle, Hams (“murmure”), la troupe décline en chorégraphies diverses sa vision de la société marocaine, un spectacle de cirque qualifié de “contemporain”. Il sera joué très prochainement devant des enfants de tout le pays à Bouznika.

“Ces jeunes avaient leurs difficultés, aujourd’hui ils sont sur un projet fédérateur qui leur donne des ailes”, avance pour sa part Touria Bouabid, la fondatrice d’Amesip.

Quant à Shems’y, son objectif est maintenant d’encourager la créativité au sein de l’école, pour donner naissance à un style artistique “proprement marocain”.


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