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Célébration du 1er mai – Tirs croisés entre le gouvernement et les syndicats

Source : | 2 mai 2014 |  Actualité | 178 views

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La classe ouvrière a célébré, jeudi, à Rabat, la fête du travail en réitérant ses revendications allant de l’institutionnalisation d’un dialogue social réel à la préservation du pouvoir d’achat, en passant par une révision des salaires et la garantie des libertés syndicales. À Casablanca, c’est le bras syndical du Parti de la justice et du développement (au pouvoir), l’Union nationale du travail au Maroc (UNTM), qui a réussi à mobiliser plus de sympathisants pour son meeting, tenu en présence du Chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane.

Les sections de Rabat de l’Union marocaine du travail (UMT), de la Confédération démocratique du travail (CDT) et de la Fédération démocratique du travail (FDT) ont commémoré, jeudi, la fête du travail sous un slogan commun : “Unis et mobilisés pour réaliser les revendications légitimes de la classe ouvrière et relever les défis”.

La section de l’Union nationale du travail au Maroc (UNTM) a, pour sa part, fêté le 1er mai sous le slogan : “Attachés à notre militantisme et engagés pour la réforme”.

La CDT et la FDT dénoncent la la hausse des prix

Lors de son meeting, l’union locale de la FDT a plaidé notamment pour la mise en application de la convention 176 de l’Organisation internationale du travail relative à la sécurité et à la santé dans les mines et le respect des libertés syndicales.

De leur côté, les syndicalistes de la CDT ont notamment dénoncé, lors d’un meeting tenu face au marché central, la ponction sur les salaires de certains employés, la hausse des prix et le harcèlement sexuel dans les lieux du travail.

Les manifestants ont déployé des banderoles appelant, entre autres, à promouvoir les secteurs de la santé et de l’enseignement, à augmenter les salaires, préserver le pouvoir d’achat de la classe ouvrière et mettre fin à la politique de la sourde oreille du gouvernement face aux revendications.

De son côté, l’Organisation démocratique du Travail (ODT), par la voix de son secrétaire général Ali Lotfi, a appelé le gouvernement, qui “s’emploie à bafouer l’action syndicale”, à se départir des “surenchères politiques et du discours dérivatif et mensonger”. L’ODT demande ainsi à l’Exécutif de plancher, avec célérité, sur une réforme globale des systèmes de protection sociale.

Améliorer les prestations sociales et protéger les droits syndicaux

Pour sa part, l’Union régionale des syndicats de Rabat-Salé-Témara relevant de l’Union marocaine du travail (UMT) a réclamé l’amélioration des prestations sociales au profit de la classe ouvrière. Elle demande à ce que le gouvernement donne corps aux revendications liées à la réforme des régimes de retraire.

Le secrétaire général de l’UMT, Rachid Menyari, a souligné, à cette occasion, que la classe ouvrière est confrontée à des défis de taille, en l’occurrence le prélèvement “inconstitutionnel” sur salaire des grévistes, la mutation arbitraire des syndicalistes et l’instrumentalisation des conseils disciplinaires dans plusieurs établissements publics.

De son côté, le secrétaire général de la section de l’Union nationale du travail au Maroc (UNTM) pour la région de la Rabat-Salé-Zemmour-Zaer, Abdessamad Abou Zouhair, a appelé à la poursuite de la mobilisation pour la protection des droits syndicaux et le droit à l’appartenance syndicale. Il a appelé de ses vœux la mise en place de politiques publiques sociales tenant en compte l’équilibre social et l’amélioration de la situation matérielle et morale de la classe ouvrière.

De son côté, l’Union générale des travailleurs du Maroc (UGTM) a choisi le complexe Moulay Abdallah de Rabat pour réunir ses militants. Bien que Hamid Chabat n’ait pas finalement eu la mobilisation qu’il souhaité, son meeting a connu la participation de l’ancien Premier ministre, et ancien patron de l’Istiqlal, Abbas El Fassi. M. Chabat espérait créer le rassemblement le plus important depuis l’indépendance. Mais finalement, le seul événement à retenir de la sortie de l’UGTM a été le décès dans un accident sur l’autoroute Rabat-Fès d’un militant qui venait célébrer arrivé le 1er mai.

Benkirane fustige l’UGTM

Mais si les syndicats disent être satisfaits de la mobilisation à Rabat, à Casablanca, seule l’Union nationale du travail au Maroc (UNTM) a réussi à mobiliser un nombre importants de sympathisants, grâce notamment à la présence du Chef du gouvernement. Abdelilah Benkirane était présent en tant secrétaire général du Parti de la justice et du développement (PJD). Toutefois, il n’a pas manqué de préciser qu’il est “le Chef du gouvernement de tous les Marocains”.

Et comme pour reprendre ses vieilles habitudes, Abdelilah Benkirane s’en est pris à Hamid Chabat, sans pour autant le nommer.

“J’ai entendu dire qu’un syndicat a mobilisé plusieurs milliers de sympathisants pour le plus grand meeting depuis l’indépendance du Maroc”, a dit le Chef du gouvernement, avant d’ajouter qu’ils “n’auront pas” son attention “même s’ils réalisent la plus grande mobilisation dans l’histoire de l’humanité !”


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