Pour choisir cette version par défaut, cliquer sur: Français  | عربي  - English           
Articles Lis :

Algérie: le chef du FLN au pouvoir, Abdelaziz Belkhadem, évincé

Source : | 1 février 2013 |  Monde | 312 views

33531photo-1359664768197-2-033531.png

Le patron du Front de libération nationale (FLN), au pouvoir en Algérie, Abdelaziz Belkhadem, a été évincé jeudi après une grave crise interne opposant deux tendances du parti, à moins d’un an et demi de l’élection présidentielle prévue en avril 2014.

M. Belkhadem a perdu de justesse un vote de confiance auquel il a accepté de se soumettre, après des mois d’une crise sans précédent depuis 2003 au sein du comité central, instance suprême du parti, dont une partie réclamait son départ.

Lors du vote à bulletin secret, 160 membres du comité central se sont prononcés pour relever M. Belkhadem de ses fonctions, et 156 ont souhaité qu’il y reste. Il y a eu sept bulletins nuls.

Le scrutin a été supervisé par quatre membres désignés d’un commun accord par les partisans et les opposants de M. Belkhadem et trois huissiers de justice.

M. Belkhadem, 67 ans, a affirmé qu’il partait « la tête haute, car le parti a remporté les élections législatives (de mai 2012) et locales (de novembre 2012) et j’espère que celui qui me succèdera fera mieux ».

Un important dispositif de sécurité a été déployé autour de l’hôtel de la station balnéaire de Sidi Fredj, à l’ouest d’Alger, où a eu lieu la réunion. A la dernière réunion du comité central en juin, les deux tendances du parti avaient failli en venir aux mains.

Les membres du Comité central devaient constituer jeudi soir un bureau provisoire pour gérer la session qui restera ouverte jusqu’à l’élection d’un nouveau secrétaire général, selon des responsables du FLN.

Depuis fin 2011, une sourde animosité oppose les pro et anti-Belkhadem, un homme du sérail, considéré comme un islamo-conservateur.

Les réformateurs lui reprochaient notamment de favoriser le clientélisme et de rester sourd aux revendications de la jeunesse.

La crise avait éclaté au grand jour avant les législatives, lorsque 200 des 330 membres du comité central avaient appelé au départ de M. Belkhadem, accusé d’exclure « les symboles » du parti des listes électorales.

La contestation a pris de l’ampleur avec l’appel au départ de M. Belkhadem le 9 janvier par huit ministres du FLN et membres du comité central qui l’accusaient d’avoir tenté d’utiliser « les institutions de l’Etat pour assouvir ses ambitions personnelles » et affirmaient « ne plus reconnaître son autorité ».

« M. Belkhadem veut garder sa mainmise sur le parti en prévision de l’élection présidentielle de 2014″, a déclaré à l’AFP l’ancien ministre Boudjemâa Haichour, l’un des chefs de file des contestataires.

Dans une interview mardi à la chaîne privée tunisienne, Nessma TV, M. Belkhadem s’en est défendu et a accusé ses détracteurs de vouloir « semer la discorde entre le chef de l’Etat et (lui-même) ».

Le FLN, sous la houlette de M. Belkhadem, avait remporté coup sur coup les élections législatives et locales en mai et novembre 2007 puis celles de mai et novembre 2012.

En 2003, le parti avait connu une crise similaire qui avait conduit à la démission de son secrétaire général Ali Benflis, après un bras de fer entre ses partisans et ceux du président Abdelaziz Bouteflika, qui se disputaient le contrôle du parti dans la perspective de la présidentielle de 2004.


Pas de commentaires pour cet article “Algérie: le chef du FLN au pouvoir, Abdelaziz Belkhadem, évincé”

Laissez un commentaire









Les opinions exprimées dans les commentaires reflètent l'opinion de leurs propriétaires et non pas l'opinion de MarocPress.com

 Recommander ce contenu sur Google  

Maroc Press TV

Annonce

Articles Populaires

Insolites


Plus ...

Journaux



achnooAufait MarocAujourd'hui Le MarocJeune AfriqueL'EconomisteL'opinionLa MarocaineLa Nouvelle TribuneLa Vie EcoLe MatinLe soir echosLiberationMaroc-HebdoMarocPress.comMenara