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Situation diplomatique dans l’impasse – Le chef du CNS reproche à la communauté internationale son inaction

Source : | 6 novembre 2012 |  Actualité, Monde | 540 views

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Au Qatar, le chef du Conseil national syrien (CNS) Abdel Basset Seyda a reproché, ce mardi, à la communauté internationale son inaction face au massacre de son peuple ce qui, selon lui, encourage les “courants extrémistes”. Il s’est aussi dit disposé à examiner une initiative visant à réunifier l’opposition syrienne.

“Le peuple syrien saigne et attend de la communauté internationale qu’elle agisse”, a affirmé M. Seyda dans un discours devant les instances de cette principale coalition de l’opposition réunie à Doha.

“Est-ce que l’objectif est de morceler la Syrie ?”

“Les Syriens ont le sentiment d’avoir été laissés seuls face à leur destin et que le monde entier s’est entendu pour ne rien faire. Qu’attend la communauté internationale ? Est-ce que l’objectif est de morceler la Syrie ?”

Abdel Basset Seyda, chef du Conseil national syrien, hier à Doha

Le discours de M. Seyda intervient alors que le CNS, jusque-là considéré comme la principale coalition d’opposition visant à renverser le régime du président Bachar Al-Assad, est la cible de virulentes critiques de l’administration américaine.

Le CNS réagit aux critiques

La secrétaire d’État Hillary Clinton l’a publiquement désavoué la semaine dernière, estimant qu’il ne pouvait “plus être considéré comme le dirigeant visible de l’opposition”. Elle a plaidé pour une nouvelle opposition “plus large », incluant des “Syriens de l’intérieur”.

Répondant aux critiques l’accusant de manquer de représentativité, le Conseil national syrien (CNS) a annoncé lundi s’être élargi à 13 nouveaux groupes d’opposition.

Parallèlement, une réunion se tiendra jeudi, toujours à Doha, pour examiner la création d’une nouvelle direction politique de l’opposition, proposée par l’un de ses vétérans, Riad Seif, appuyé par les Etats-Unis, et sur laquelle le CNS est réservé.

Cet ancien député en exil veut ainsi “éviter un vide politique au moment de la chute du régime d’Assad et garantir une reconnaissance internationale”.

Nouveaux attentats, nouveaux raids, nouvelles défections

Le régime, dont l’aviation a l’entière maîtrise du ciel face à des rebelles équipés d’armes légères, semble décidé à mettre à profit son principal atout, multipliant récemment les raids aériens particulièrement meurtriers. De nombreux habitants ont ainsi fui le sud de la capitale pour échapper aux hélicoptères de l’armée, qui lâchent sur les zones d’habitations des barils remplis d’explosifs et tirent à la mitrailleuse lourde, selon les témoignages de plusieurs habitants.

De leur côté, les rebelles, appuyés désormais par des groupes islamistes, dont le Front Al-Nosra qui a connu une ascension fulgurante en Syrie, ont infligé de lourdes pertes aux forces pro-régime en recourant à la tactique des attentats. Une voiture piégée conduite par un kamikaze d’Al-Nosra a ainsi tué, lundi, au moins 50 soldats et miliciens pro-régime dans le centre du pays, tandis qu’une bombe tuait 13 civils à Damas, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Mardi, une nouvelle voiture piégée a fait des blessés et provoqué d’importants dégâts matériels près de Damas, et une autre a explosé dans le quartier de Sayeda Zeinab, faisant des dégâts.

Par ailleurs, sept généraux syriens ont quitté les rangs de l’armée syrienne pour se réfugier mardi en Turquie, rejoignant des centaines d’autres militaires ayant fait défection, a rapporté l’agence de presse turque Anatolie.

Moscou et les livraisons d’armes

Hier, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, grand allié de Damas, a affirmé que les rebelles avaient “obtenu 50 missiles Stinger de l’extérieur pour frapper les avions de combat” du régime.

M. Lavrov accuse des puissances étrangères d’armer les rebelles syriens afin de renverser le régime de Bachar Al-Assad, ce qui, a t-il déclaré dans une interview accordée au quotidien égyptien Al-Ahram, constitue une violation du droit international. “Ces armes, poursuit-il, pourraient finir entre les mains d’islamistes d’Al-Qaïda”.

La Russie, qui a vendu l’an dernier pour un milliard de dollars d’armes au gouvernement syrien, souligne par la voix de Lavrov, que les armes livrées à la Syrie s’inscrivent dans les accords de coopération signés du temps de l’Union soviétique et qu’elles ne sont pas une atteinte au droit international.


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